
Le Massacre de Nankin, aussi connu sous le nom de « Viol de Nankin », est l'un des pires crimes de guerre du XXe siècle. Après la prise de la capitale chinoise par l'armée impériale japonaise en décembre 1937, les soldats japonais commettent six semaines d'atrocités systématiques — meurtres de masse, viols et pillages — faisant entre 200 000 et 300 000 victimes civiles et prisonniers de guerre.
La guerre sino-japonaise, qui éclate en juillet 1937 avec l'incident du pont Marco Polo, représente l'un des conflits les plus dévastateurs de l'histoire de l'Asie. Le Japon impérial, engagé dans une politique d'expansion continentale depuis l'invasion de la Mandchourie en 1931, cherche à soumettre la Chine par une guerre rapide. La bataille de Shanghai (août-novembre 1937) est un combat féroce de trois mois où les meilleures divisions chinoises de Tchang Kaï-chek sont décimées face à la supériorité aérienne et navale japonaise. Environ 250 000 soldats chinois et 40 000 soldats japonais y sont tués ou blessés. La brutalité de la résistance chinoise à Shanghai enrage le commandement japonais et les troupes, créant un désir de vengeance qui se manifestera à Nankin. Après la chute de Shanghai, l'armée japonaise marche sur Nankin, capitale du gouvernement nationaliste chinois. Tchang Kaï-chek évacue le gouvernement vers Chongqing à l'intérieur du pays. Le général Tang Shengzhi reçoit l'ordre de défendre Nankin avec environ 100 000 soldats mal équipés et démoralisés. La ville, encerclée sur trois côtés par les Japonais et adossée au fleuve Yangtze, est dans une position stratégiquement indéfendable.
Le 13 décembre 1937, l'armée impériale japonaise pénètre dans Nankin après que le général Tang a ordonné une retraite chaotique. Ce qui suit est six semaines d'horreur systématique. Les soldats japonais procèdent à des exécutions massives de prisonniers de guerre et de civils de sexe masculin, soupçonnés d'être des soldats déguisés. Des groupes de centaines, voire de milliers de prisonniers sont alignés le long du fleuve Yangtze et mitraillés, ou utilisés pour des exercices à la baïonnette. Les méthodes d'exécution incluent la décapitation, l'enterrement vivant et la noyade forcée. Les viols sont systématiques et d'une ampleur terrifiante : entre 20 000 et 80 000 femmes et filles, de l'âge de 7 à 70 ans, sont violées, souvent en groupe, puis fréquemment assassinées. Le prince Yasuhiko Asaka, oncle de l'empereur Hirohito et commandant de l'offensive sur Nankin, porte une responsabilité directe. Les officiers japonais organisent des concours de décapitation rapportés par la presse japonaise elle-même. La Zone de Sécurité Internationale, établie par des résidents occidentaux sous la direction du businessman allemand John Rabe (membre du parti nazi qui utilise son statut pour protéger les Chinois), sauve environ 250 000 civils. Rabe, surnommé le « Schindler chinois », risque sa vie en s'interposant physiquement face aux soldats japonais.
Le bilan exact du Massacre de Nankin reste débattu, mais les estimations convergent entre 200 000 et 300 000 morts. Le Tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient (Tribunal de Tokyo, 1946-1948) retient le chiffre de 200 000 civils assassinés et 20 000 cas de viol. Le général Matsui Iwane, commandant de la force expéditionnaire d'Asie centrale, est condamné à mort et exécuté pour sa responsabilité dans les atrocités, bien qu'il ait tenté tardivement de rétablir l'ordre. Le prince Asaka, protégé par son statut de membre de la famille impériale, n'est jamais poursuivi — le général MacArthur accorde l'immunité à la famille impériale dans le cadre de l'occupation américaine du Japon. Le massacre a des répercussions diplomatiques immédiates : l'opinion publique mondiale, informée par les journalistes et diplomates occidentaux présents à Nankin, se retourne contre le Japon. Les États-Unis commencent à durcir leur position envers Tokyo, un processus qui mènera à l'embargo pétrolier de 1941 et, ultimement, à Pearl Harbor. Le traumatisme de Nankin reste une blessure ouverte dans les relations sino-japonaises. Chaque année, le 13 décembre, la Chine commémore le massacre lors de la Journée nationale de commémoration, et le Mémorial du Massacre de Nankin, inauguré en 1985 et agrandi en 2007, reçoit des millions de visiteurs.
Le Massacre de Nankin soulève des questions fondamentales sur la nature de la violence de masse et la responsabilité en temps de guerre. Plusieurs facteurs expliquent — sans les excuser — la brutalité japonaise. L'armée impériale cultive une culture militaire fondée sur le mépris des prisonniers de guerre (le code du bushido considère la reddition comme un déshonneur suprême), la déshumanisation systématique de l'ennemi chinois dans la propagande, et une discipline paradoxalement brutale envers ses propres soldats. La rage accumulée lors de la résistance chinoise à Shanghai, les ordres ambigus du commandement et l'absence de sanctions contre les premières atrocités créent un environnement où la violence s'auto-alimente. La question de la responsabilité de l'empereur Hirohito reste controversée : certains historiens estiment qu'il était informé et tacitement approbateur, d'autres qu'il était isolé par son état-major. Le négationnisme japonais concernant Nankin reste un problème majeur. Certains politiciens et intellectuels japonais de droite contestent le nombre de victimes ou nient la réalité du massacre, provoquant régulièrement des crises diplomatiques avec la Chine et la Corée du Sud. Les manuels scolaires japonais traitent l'événement de manière minimaliste, contrairement aux manuels allemands sur l'Holocauste. Cette asymétrie dans le travail de mémoire entre l'Allemagne et le Japon continue de peser sur les relations internationales en Asie de l'Est.
Les sources sur le Massacre de Nankin sont abondantes mais longtemps restées sous-exploitées en Occident. Le journal de John Rabe, découvert en 1996 et publié sous le titre « The Good Man of Nanking », est un témoignage direct bouleversant rédigé par un témoin occidental au cœur des événements. Le missionnaire américain Minnie Vautrin tient également un journal détaillé de son action pour protéger les femmes dans l'université Ginling. Le révérend John Magee filme les atrocités avec une caméra 16 mm, créant l'un des premiers documents visuels de crimes de guerre. L'ouvrage qui relance l'intérêt mondial est « The Rape of Nanking » d'Iris Chang (1997), best-seller qui fait connaître le massacre au grand public occidental, bien que certains historiens critiquent des imprécisions. Les archives du Tribunal de Tokyo fournissent des témoignages sous serment et des preuves documentaires. Les archives chinoises du Second Historical Archives of China à Nankin conservent des milliers de témoignages de survivants. Les journaux de guerre japonais, dont certains rédigés par des soldats ayant participé aux massacres, offrent la perspective des bourreaux. Le Mémorial du Massacre de Nankin a rassemblé les dépositions de plus de 5 000 survivants avant leur disparition. Les travaux des historiens Masahiro Yamamoto, Bob Wakabayashi et Daqing Yang offrent des analyses équilibrées tenant compte des sources chinoises, japonaises et occidentales.
Le Massacre de Nankin (13 décembre 1937 - janvier 1938) fait entre 200 000 et 300 000 victimes civiles et prisonniers de guerre selon les estimations. Le Tribunal militaire de Tokyo (1946-1948) retient le chiffre de 200 000 assassinats et 20 000 cas de viol. Le général Matsui Iwane est condamné à mort. Le prince Yasuhiko Asaka, oncle d'Hirohito et commandant de l'offensive, n'est jamais poursuivi, protégé par l'immunité accordée à la famille impériale par le général MacArthur.
John Rabe était un businessman allemand membre du parti nazi qui dirigeait la Zone de Sécurité Internationale à Nankin pendant le massacre de décembre 1937. Il utilise son statut de membre du parti nazi et le drapeau à croix gammée pour dissuader les soldats japonais d'attaquer les réfugiés. Sa zone sauve environ 250 000 civils. Son journal, découvert en 1996 et publié sous le titre The Good Man of Nanking, est un témoignage direct bouleversant.
Le Massacre de Nankin reste un sujet sensible car certains politiciens japonais de droite contestent le nombre de victimes ou nient la réalité du massacre, provoquant des crises diplomatiques régulières avec la Chine et la Corée du Sud. Les manuels scolaires japonais traitent l'événement de façon minimaliste, contrairement aux manuels allemands sur l'Holocauste. Chaque année le 13 décembre, la Chine commémore le massacre lors de la Journée nationale de commémoration.
Informations recoupées avec Wikipedia et des ouvrages historiques de référence.

Invasion de la Pologne
L'invasion de la Pologne par l'Allemagne nazie le 1er septembre 1939 déclenche la Seconde Guerre mondiale. En à peine cinq semaines, les forces allemandes et soviétiques écrasent l'armée polonaise, appliquant pour la première fois à grande échelle la doctrine de la Blitzkrieg.

Attaque de Pearl Harbor
L'attaque surprise japonaise contre la base navale américaine de Pearl Harbor le 7 décembre 1941 provoque l'entrée en guerre des États-Unis. Cet événement transforme un conflit essentiellement européen en une concret guerre mondiale et scelle à terme le sort des puissances de l'Axe.

Le Jour J — Débarquement en Normandie
Le 6 juin 1944, la plus grande opération amphibie de l'histoire débarque 156 000 soldats alliés sur les plages de Normandie. Le Jour J ouvre un second front en Europe de l'Ouest et marque le début de la libération de la France et de l'Europe occidentale du joug nazi.

Capitulation de l'Allemagne
Le 8 mai 1945, l'Allemagne nazie capitule sans conditions, mettant fin à la guerre en Europe après près de six ans de conflit. Cet événement, célébré comme le « Jour de la Victoire en Europe » (V-E Day), marque la chute du Troisième Reich et le début d'une nouvelle ère géopolitique.