
L'Holocauste est le génocide systématique de six millions de Juifs européens par le régime nazi et ses collaborateurs durant la Seconde Guerre mondiale. Des persécutions initiales aux camps d'extermination, il constitue le plus grand crime contre l'humanité du XXe siècle.
L'antisémitisme en Europe avait des racines profondes remontant à des siècles, mais la virulence particulière de l'idéologie nazie a transformé un préjugé ancestral en génocide organisé par l'État. La vision antisémite d'Adolf Hitler, articulée dans Mein Kampf en 1925, accusait les Juifs de la défaite allemande lors de la Première Guerre mondiale, du bolchevisme et de ce qu'il percevait comme la corruption de la race aryenne. Lorsque le Parti nazi s'empara du pouvoir le 30 janvier 1933, il commença immédiatement à mettre en œuvre des mesures discriminatoires contre les citoyens juifs. Les lois de Nuremberg de septembre 1935 privèrent les Juifs allemands de leur citoyenneté, interdirent les mariages et les relations sexuelles entre Juifs et non-Juifs, et définirent la judéité par l'ascendance plutôt que par la pratique religieuse. Ces lois créèrent un cadre juridique d'exclusion et de persécution qui allait s'intensifier progressivement. Les 9 et 10 novembre 1938, le pogrom de la Nuit de Cristal (Kristallnacht) déchaîna une violence coordonnée à travers l'Allemagne et l'Autriche : plus de 1 400 synagogues furent incendiées, 7 500 commerces juifs furent détruits, environ 30 000 hommes juifs furent arrêtés et envoyés dans des camps de concentration, et au moins 91 Juifs furent assassinés. Cette nuit de terreur marqua la transition de la discrimination légale à la violence ouverte, cautionnée par l'État, et signala au monde la volonté du régime d'utiliser la force brutale contre ses propres citoyens.
L'Holocauste se déroula en plusieurs phases d'escalade. Après l'invasion de la Pologne en septembre 1939, les nazis établirent des ghettos dans les grandes villes — Varsovie, Łódź, Cracovie, Lublin — confinant des centaines de milliers de Juifs dans des conditions surpeuplées et insalubres où la famine et les maladies firent des dizaines de milliers de victimes. Le ghetto de Varsovie à lui seul rassemblait plus de 400 000 personnes dans une superficie de seulement 3,4 kilomètres carrés. Avec l'invasion de l'Union soviétique en juin 1941, des unités mobiles de tuerie appelées Einsatzgruppen suivirent la Wehrmacht vers l'est, massacrant systématiquement les communautés juives par des fusillades de masse. À Babi Yar, près de Kiev, 33 771 Juifs furent abattus en deux jours, les 29 et 30 septembre 1941. À la fin de 1941, les Einsatzgruppen avaient assassiné environ 500 000 Juifs. Le 20 janvier 1942, de hauts responsables nazis se réunirent lors de la conférence de Wannsee, près de Berlin, où Reinhard Heydrich présenta le plan de la Solution finale — l'anéantissement systématique de tous les Juifs d'Europe. Cette conférence coordonna la logistique du génocide à travers l'Europe occupée. Six camps d'extermination furent construits en Pologne occupée : Auschwitz-Birkenau, Treblinka, Sobibor, Bełżec, Chełmno et Majdanek. Ces camps utilisaient des méthodes industrielles de meurtre, principalement des chambres à gaz déguisées en douches, suivies de la crémation. Auschwitz-Birkenau, le plus grand complexe, pouvait gazer jusqu'à 6 000 personnes par jour à son pic d'activité. Environ 1,1 million de personnes furent assassinées à Auschwitz seul, l'immense majorité étant des Juifs. Treblinka tua entre 800 000 et 900 000 personnes, et Sobibor environ 200 000. Des Juifs de toute l'Europe occupée — France, Pays-Bas, Belgique, Grèce, Hongrie, Italie et au-delà — furent déportés dans des wagons à bestiaux vers ces camps, endurant des voyages de plusieurs jours sans nourriture, eau ni installations sanitaires.
Alors que les forces alliées avançaient en Europe occupée en 1944 et 1945, les nazis tentèrent de détruire les preuves de leurs crimes. Les camps furent démantelés, les archives brûlées, et les prisonniers forcés à des marches de la mort vers l'ouest durant le terrible hiver 1944-1945. Des dizaines de milliers de prisonniers émaciés moururent d'épuisement, d'exposition au froid et d'exécutions sommaires durant ces marches. Les forces soviétiques libérèrent Majdanek en juillet 1944 et Auschwitz le 27 janvier 1945 — une date désormais commémorée comme la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste. Les forces britanniques libérèrent Bergen-Belsen en avril 1945, où elles découvrirent 60 000 prisonniers affamés et 13 000 cadavres non enterrés. Les forces américaines libérèrent Buchenwald et Dachau en avril 1945. Les images capturées par les cinéastes alliés choquèrent le monde et fournirent des preuves irréfutables des atrocités nazies. Le bilan total de l'Holocauste atteignit environ six millions de Juifs — soit approximativement les deux tiers de la population juive européenne d'avant-guerre. En outre, les nazis assassinèrent entre 200 000 et 500 000 Roms et Sintis, environ 250 000 personnes handicapées dans le cadre du programme d'euthanasie T4, des millions de prisonniers de guerre soviétiques, des civils polonais, des opposants politiques, des homosexuels et des Témoins de Jéhovah. Les procès de Nuremberg (1945-1946) établirent le précédent juridique selon lequel les individus pouvaient être tenus responsables de crimes contre l'humanité, menant au développement du droit humanitaire international et à la création éventuelle de la Cour pénale internationale.
L'Holocauste demeure l'objet d'analyses scientifiques approfondies et de réflexions morales. Les historiens ont débattu la question de l'intentionnalisme contre le fonctionnalisme — si le génocide était planifié dès le début du régime nazi ou s'il évolua par un processus cumulatif de radicalisation. Le consensus actuel reconnaît des éléments des deux approches : l'antisémitisme profondément enraciné d'Hitler fournissait la direction idéologique, tandis que la structure chaotique de l'État nazi et la dynamique de radicalisation en temps de guerre accélérèrent le passage vers l'extermination systématique. La complicité des gens ordinaires — bureaucrates, cheminots, policiers, voisins qui dénoncèrent leurs concitoyens juifs — soulève des questions profondes sur la nature humaine et la responsabilité morale. Le concept de la banalité du mal développé par Hannah Arendt lors du procès Eichmann à Jérusalem en 1961 mit en lumière comment des individus ordinaires pouvaient participer à des crimes extraordinaires par l'obéissance bureaucratique et le désengagement moral. Le rôle de la collaboration à travers l'Europe occupée varia considérablement : alors que certains pays comme le Danemark organisèrent le sauvetage de la quasi-totalité de leur population juive, d'autres comme la France de Vichy participèrent activement aux déportations. La question de ce que les Alliés savaient et quand ils l'ont su continue de susciter le débat, notamment en ce qui concerne le refus de bombarder les voies ferrées menant à Auschwitz. L'Holocauste a fondamentalement transformé le droit international, conduisant à la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide des Nations Unies en 1948 et à la Déclaration universelle des droits de l'homme. Il a également fourni une puissante impulsion morale pour la création de l'État d'Israël en 1948.
La documentation primaire de l'Holocauste est vaste et méticuleusement préservée. Les archives des procès de Nuremberg, comprenant des milliers de documents nazis saisis, constituent le fondement de l'historiographie de l'Holocauste. « La Destruction des Juifs d'Europe » de Raul Hilberg, publié pour la première fois en 1961 et élargi en 1985, demeure l'ouvrage scientifique le plus complet sur les mécanismes administratifs et bureaucratiques du génocide. « Si c'est un homme » de Primo Levi, publié en 1947, et « La Nuit » d'Elie Wiesel, publié en 1956, comptent parmi les témoignages de survivants les plus puissants jamais écrits. Le mémorial Yad Vashem à Jérusalem et le United States Holocaust Memorial Museum à Washington préservent des millions de documents, photographies et témoignages filmés, notamment les archives d'histoire visuelle de la Shoah Foundation contenant plus de 55 000 entrevues de survivants collectées à l'initiative de Steven Spielberg. Le musée d'État d'Auschwitz-Birkenau préserve les vestiges physiques du camp, incluant les chambres à gaz, les crématoires et les effets personnels des victimes. « Des hommes ordinaires » de Christopher Browning, publié en 1992, analyse comment le bataillon de réserve de police 101 participa aux fusillades de masse en Pologne, éclairant la psychologie des bourreaux. « L'Allemagne nazie et les Juifs » de Saul Friedländer, en deux volumes achevés en 2007, intègre les perspectives des bourreaux, des témoins passifs et des victimes dans un récit complet couronné du prix Pulitzer.
Dans Hearts of Iron IV, l'Holocauste se reflète à travers les mécaniques de main-d'œuvre et d'occupation des territoires. L'Allemagne nazie dilapide des ressources humaines via les événements d'extermination dans les territoires occupés. Avec le DLC « No Step Back », choisir la politique d'occupation « Répression maximale » donne +10 % de conformité à court terme mais génère +5 % de résistance par mois, réduisant la main-d'œuvre disponible. En mode avancé, les déportations de travailleurs forcés pénalisent la stabilité de −10 % si l'Allemagne perd des provinces-clés. Ces mécaniques illustrent comment la barbarie nazie a in fine affaibli sa propre capacité de guerre.
L'Holocauste a coûté la vie à environ six millions de Juifs européens — les deux tiers de la population juive d'avant-guerre. Les six camps d'extermination en Pologne occupée furent les principaux centres du meurtre : Auschwitz-Birkenau (environ 1,1 million de morts), Treblinka (800 000 à 900 000), Sobibor (environ 200 000), Bełżec, Chełmno et Majdanek. Les Einsatzgruppen massacrèrent également environ 500 000 personnes sur le front de l'Est dès fin 1941.
Le 20 janvier 1942, de hauts responsables nazis se réunirent à la villa du lac de Wannsee, près de Berlin. Reinhard Heydrich y présenta le plan de la Solution finale — l'anéantissement systématique de tous les Juifs d'Europe. Cette conférence coordonna la logistique du génocide à travers l'Europe occupée, entre les différentes agences du Troisième Reich, transformant une politique de persécution en programme d'extermination industrielle.
Les forces soviétiques libérèrent Majdanek en juillet 1944 et Auschwitz le 27 janvier 1945 — date désormais commémorée comme Journée internationale de la mémoire des victimes de l'Holocauste. Les forces britanniques découvrirent Bergen-Belsen en avril 1945 avec 60 000 prisonniers affamés et 13 000 cadavres non enterrés. Les forces américaines libérèrent Buchenwald et Dachau le même mois. Les images capturées par les cinéastes alliés choquèrent le monde.
Informations recoupées avec Wikipedia et des ouvrages historiques de référence.

Invasion de la Pologne
L'invasion de la Pologne par l'Allemagne nazie le 1er septembre 1939 déclenche la Seconde Guerre mondiale. En à peine cinq semaines, les forces allemandes et soviétiques écrasent l'armée polonaise, appliquant pour la première fois à grande échelle la doctrine de la Blitzkrieg.

Attaque de Pearl Harbor
L'attaque surprise japonaise contre la base navale américaine de Pearl Harbor le 7 décembre 1941 provoque l'entrée en guerre des États-Unis. Cet événement transforme un conflit essentiellement européen en une concret guerre mondiale et scelle à terme le sort des puissances de l'Axe.

Le Jour J — Débarquement en Normandie
Le 6 juin 1944, la plus grande opération amphibie de l'histoire débarque 156 000 soldats alliés sur les plages de Normandie. Le Jour J ouvre un second front en Europe de l'Ouest et marque le début de la libération de la France et de l'Europe occidentale du joug nazi.

Capitulation de l'Allemagne
Le 8 mai 1945, l'Allemagne nazie capitule sans conditions, mettant fin à la guerre en Europe après près de six ans de conflit. Cet événement, célébré comme le « Jour de la Victoire en Europe » (V-E Day), marque la chute du Troisième Reich et le début d'une nouvelle ère géopolitique.