
Les bombardements atomiques d'Hiroshima (6 août) et Nagasaki (9 août 1945) sont les seules utilisations d'armes nucléaires en temps de guerre. Ces attaques tuent entre 150 000 et 226 000 personnes et provoquent la capitulation du Japon, mettant fin à la Seconde Guerre mondiale tout en ouvrant l'ère nucléaire.
Au printemps 1945, malgré la défaite certaine du Japon, les combats dans le Pacifique sont d'une intensité féroce. La bataille d'Iwo Jima (février-mars 1945) coûte 6 800 morts américains, et Okinawa (avril-juin 1945) fait 12 000 morts américains et plus de 100 000 morts japonais, dont de nombreux civils. Les attaques kamikazes terrorisent la marine alliée. Les plans d'invasion du Japon métropolitain (opérations Olympic et Coronet) prévoient des pertes alliées estimées entre 250 000 et un million de morts, face à une armée japonaise de 2,3 millions d'hommes et une milice civile de 28 millions. Parallèlement, le projet Manhattan, lancé en 1942 sous la direction scientifique de J. Robert Oppenheimer, aboutit au premier essai nucléaire à Trinity (Nouveau-Mexique) le 16 juillet 1945. Le président Truman, informé du succès de l'essai lors de la conférence de Potsdam, décide d'utiliser la bombe contre le Japon. La déclaration de Potsdam du 26 juillet exige la reddition inconditionnelle du Japon, sous peine de « destruction rapide et totale ». Le gouvernement japonais rejette l'ultimatum.
Le 6 août 1945 à 8h15, le bombardier B-29 « Enola Gay », piloté par le colonel Paul Tibbets, largue « Little Boy » — une bombe à l'uranium de 15 kilotonnes — sur Hiroshima, une ville de 350 000 habitants. L'explosion produit une boule de feu de 370 mètres de diamètre et une température de surface de 4 000°C. Un souffle dévastateur rase tout dans un rayon de 1,6 km. Entre 70 000 et 80 000 personnes meurent instantanément ; des dizaines de milliers d'autres succombent dans les jours et semaines suivants aux brûlures et aux radiations. La ville est détruite à 70%. Le Japon ne capitulant pas, une seconde bombe — « Fat Man », une bombe au plutonium de 22 kilotonnes — est larguée sur Nagasaki le 9 août à 11h02 par le B-29 « Bockscar ». Nagasaki n'était pas la cible principale : Kokura, couverte de nuages, a été épargnée. L'explosion tue environ 40 000 personnes sur le coup. Le même jour, l'URSS déclare la guerre au Japon et envahit la Mandchourie. Le 15 août, l'empereur Hirohito annonce la capitulation du Japon dans une allocution radio historique.
La capitulation formelle du Japon est signée le 2 septembre 1945 à bord du USS Missouri dans la baie de Tokyo, mettant officiellement fin à la Seconde Guerre mondiale. Le bilan humain des deux bombes est effroyable : entre 150 000 et 226 000 morts au total, en comptant les décès des suites des radiations dans les mois suivants. Les survivants, appelés « hibakusha », souffrent de cancers, de leucémies et de discrimination sociale pour le restant de leurs jours. Les deux villes sont reconstruites, mais les séquelles médicales et psychologiques persistent sur plusieurs générations. Sur le plan géopolitique, les bombardements atomiques inaugurent l'ère nucléaire et la course aux armements entre les États-Unis et l'URSS (qui développe sa propre bombe en 1949). La doctrine de destruction mutuelle assurée (MAD) façonne la Guerre froide pendant quarante ans. Le Japon, sous occupation américaine jusqu'en 1952, adopte une constitution pacifiste (article 9) renonçant à la guerre et devient un allié des États-Unis. Hiroshima et Nagasaki deviennent des symboles universels de la paix et des dangers de l'arme nucléaire.
Le débat sur la nécessité des bombardements atomiques reste l'une des plus grandes controverses historiques du XXe siècle. Les partisans de la décision (courant majoritaire dans l'historiographie américaine) soutiennent que les bombes ont évité une invasion terrestre qui aurait coûté des centaines de milliers de vies alliées et japonaises. Les critiques arguent que le Japon était déjà proche de la capitulation, que les conditions de reddition auraient pu être assouplies (en garantissant le trône impérial), et que la démonstration de puissance visait autant l'URSS que le Japon. L'historien Tsuyoshi Hasegawa argumente que c'est l'entrée en guerre de l'URSS, plus que les bombes, qui a provoqué la capitulation japonaise en éliminant tout espoir de médiation soviétique. D'un point de vue moral, le bombardement délibéré de populations civiles soulève des questions fondamentales sur l'éthique de la guerre. La destruction de Hiroshima et Nagasaki a néanmoins eu un effet paradoxalement pacificateur : la terreur de l'arme nucléaire a contribué à empêcher un conflit direct entre les superpuissances pendant la Guerre froide.
Les archives du projet Manhattan, déclassifiées progressivement depuis les années 1960, documentent le développement et la décision d'utilisation de la bombe. Le journal de bord de l'Enola Gay et les rapports de mission sont conservés à la National Archives. « The Making of the Atomic Bomb » de Richard Rhodes (1986), prix Pulitzer, est l'ouvrage définitif sur le développement scientifique. « Racing the Enemy » de Tsuyoshi Hasegawa (2005) offre une perspective trilatérale (américaine, japonaise, soviétique). Les témoignages des hibakusha, recueillis par le Hiroshima Peace Memorial Museum et la Nagasaki Atomic Bomb Museum, constituent un patrimoine de mémoire inestimable. Le rapport de la US Strategic Bombing Survey (1946) évalue les dommages. Les archives japonaises, incluant les délibérations du Conseil suprême de guerre, éclairent le processus de décision menant à la capitulation. Chaque année, les cérémonies commémoratives à Hiroshima (le 6 août) et Nagasaki (le 9 août) rappellent au monde les conséquences des armes nucléaires.
Le 6 août 1945 à 8h15, le B-29 Enola Gay du colonel Paul Tibbets largua Little Boy, une bombe à l'uranium de 15 kilotonnes, sur Hiroshima (350 000 habitants) : entre 70 000 et 80 000 morts instantanés, la ville détruite à 70%. Le 9 août à 11h02, le B-29 Bockscar largua Fat Man, une bombe au plutonium de 22 kilotonnes, sur Nagasaki : environ 40 000 morts immédiats. Au total, entre 150 000 et 226 000 personnes moururent, incluant les décès ultérieurs par radiations.
Le président Truman justifia l'utilisation de la bombe atomique pour éviter l'invasion du Japon continental (opérations Olympic et Coronet), dont les pertes étaient estimées entre 250 000 et un million de morts américains. Cette projection était directement extrapolée des batailles d'Iwo Jima (6 800 Américains tués) et d'Okinawa (12 500 tués). Le premier essai nucléaire à Trinity (Nouveau-Mexique) le 16 juillet 1945 valida la bombe ; la déclaration de Potsdam du 26 juillet, rejetée par Tokyo, précéda les bombardements.
Le 15 août 1945, l'empereur Hirohito annonça la capitulation du Japon dans une allocution radio historique, six jours après le largage de la bombe sur Nagasaki. Ce même 9 août, l'URSS avait déclaré la guerre au Japon et envahi la Mandchourie, éliminant tout espoir de médiation soviétique. La capitulation formelle fut signée le 2 septembre 1945 à bord du cuirassé USS Missouri dans la baie de Tokyo, mettant officiellement fin à la Seconde Guerre mondiale.
Informations recoupées avec Wikipedia et des ouvrages historiques de référence.

Invasion de la Pologne
L'invasion de la Pologne par l'Allemagne nazie le 1er septembre 1939 déclenche la Seconde Guerre mondiale. En à peine cinq semaines, les forces allemandes et soviétiques écrasent l'armée polonaise, appliquant pour la première fois à grande échelle la doctrine de la Blitzkrieg.

Attaque de Pearl Harbor
L'attaque surprise japonaise contre la base navale américaine de Pearl Harbor le 7 décembre 1941 provoque l'entrée en guerre des États-Unis. Cet événement transforme un conflit essentiellement européen en une concret guerre mondiale et scelle à terme le sort des puissances de l'Axe.

Le Jour J — Débarquement en Normandie
Le 6 juin 1944, la plus grande opération amphibie de l'histoire débarque 156 000 soldats alliés sur les plages de Normandie. Le Jour J ouvre un second front en Europe de l'Ouest et marque le début de la libération de la France et de l'Europe occidentale du joug nazi.

Capitulation de l'Allemagne
Le 8 mai 1945, l'Allemagne nazie capitule sans conditions, mettant fin à la guerre en Europe après près de six ans de conflit. Cet événement, célébré comme le « Jour de la Victoire en Europe » (V-E Day), marque la chute du Troisième Reich et le début d'une nouvelle ère géopolitique.