
Isoroku Yamamoto fut le commandant en chef de la flotte combinée de la Marine impériale japonaise et le stratège qui conçut l'attaque contre Pearl Harbor. Considéré comme l'un des plus brillants amiraux de la Seconde Guerre mondiale, il avait paradoxalement mis en garde contre une guerre prolongée avec les États-Unis, prédisant que le Japon ne pourrait tenir plus de six mois à un an face à la puissance industrielle américaine. Pionnier de l'aviation navale, il comprit avant la plupart de ses contemporains que le porte-avions remplacerait le cuirassé comme arme maîtresse de la guerre maritime. Il fut tué le 18 avril 1943 quand son avion fut intercepté par des chasseurs américains lors de l'opération Vengeance, après le décryptage de communications japonaises.
Isoroku Yamamoto naît le 4 avril 1884 à Nagaoka, dans la préfecture de Niigata, au sein d'une famille de samouraïs du clan Nagaoka. Sixième fils de Sadayoshi Takano, un ancien samouraï devenu enseignant, il est adopté en 1916 par la famille Yamamoto, une pratique courante dans le Japon de l'ère Meiji pour perpétuer les lignées familiales sans héritier mâle. Son prénom Isoroku signifie « cinquante-six », l'âge de son père à sa naissance. Il intègre l'Académie navale d'Etajima en 1900 et en sort diplômé en 1904. Lors de la bataille de Tsushima en mai 1905, victoire décisive de la marine japonaise contre la flotte russe, le jeune enseigne Yamamoto perd deux doigts de la main gauche à cause d'un éclat d'obus, blessure qui marquera toute sa vie. Cette expérience du combat naval le convainc de l'importance cruciale de la puissance maritime pour le Japon insulaire et détermine sa vocation pour la stratégie navale.
Après la Première Guerre mondiale, Yamamoto est envoyé étudier aux États-Unis, d'abord à l'université Harvard de 1919 à 1921, puis comme attaché naval à Washington de 1926 à 1928. Ces séjours lui donnent une connaissance approfondie de la puissance industrielle et du potentiel militaire américain que peu de dirigeants japonais possèdent. Il devient un expert en pétrole et comprend la vulnérabilité du Japon en matière d'approvisionnement énergétique. De retour au Japon, il se spécialise dans l'aviation navale et commande le porte-avions Akagi. Il est promu contre-amiral en 1934 et participe aux négociations de désarmement naval à Londres, où il défend avec véhémence la position japonaise. Nommé vice-ministre de la Marine en 1936, il s'oppose ouvertement au Pacte tripartite avec l'Allemagne et l'Italie, recevant des menaces de mort d'extrémistes ultranationalistes. Pour sa propre sécurité, il est nommé commandant en chef de la flotte combinée en août 1939, un poste qui l'éloigne de Tokyo et des assassins potentiels mais lui confie le commandement opérationnel de toute la marine japonaise.
Convaincu que le Japon ne pouvait pas gagner une guerre longue contre les États-Unis, Yamamoto conçoit l'attaque contre Pearl Harbor comme un coup décisif destiné à détruire la flotte américaine du Pacifique et à forcer Washington à négocier la paix. Le 7 décembre 1941, six porte-avions japonais lancent 353 avions contre la base navale d'Hawaï, coulant ou endommageant huit cuirassés et détruisant 188 avions américains. Cependant, les porte-avions américains, absents du port ce jour-là, échappent à la destruction, et les réservoirs de pétrole et les installations de réparation sont épargnés, des omissions qui s'avéreront fatales. En juin 1942, Yamamoto élabore un plan complexe pour attirer la flotte américaine dans un piège à Midway, mais le décryptage des codes japonais par les Américains permet à l'amiral Nimitz de tendre une embuscade à la force japonaise. La bataille de Midway, du 4 au 7 juin 1942, coûte au Japon quatre porte-avions et constitue le tournant décisif de la guerre du Pacifique. Après Midway, Yamamoto tente de défendre les Salomon et mène la campagne de Guadalcanal.
La décision la plus importante de Yamamoto fut la conception de l'attaque contre Pearl Harbor, un pari stratégique audacieux qui échoua dans son objectif ultime de forcer les États-Unis à la table des négociations. Au lieu de paralyser la volonté américaine, l'attaque galvanisa l'opinion publique et unit le pays dans une détermination totale à vaincre le Japon. Sa décision de ne pas lancer une troisième vague d'attaque contre les réservoirs de pétrole et les installations portuaires de Pearl Harbor est considérée par de nombreux historiens comme une erreur critique qui limita l'impact stratégique de l'opération. À Midway, sa décision de diviser ses forces en plusieurs groupes opérant séparément viola le principe de concentration et permit aux Américains de battre une force numériquement supérieure. Son insistance à poursuivre la campagne de Guadalcanal par des renforts au compte-gouttes plutôt que par un engagement massif gaspilla des ressources précieuses. Néanmoins, sa vision de l'aviation navale comme arme décisive révolutionna la guerre maritime et son évaluation lucide du rapport de forces entre le Japon et les États-Unis s'avéra tragiquement exacte.
Le 18 avril 1943, des avions P-38 Lightning américains interceptent l'avion de transport de Yamamoto au-dessus de Bougainville dans les îles Salomon lors de l'opération Vengeance, rendue possible par le décryptage du code naval japonais JN-25. L'amiral est tué sur le coup, devenant le plus haut gradé japonais éliminé durant la guerre. Sa mort est un coup terrible pour le moral japonais et les détails de sa fin sont gardés secrets pendant plus d'un mois. Yamamoto reçoit des funérailles nationales à Tokyo le 5 juin 1943 et est promu amiral de la flotte à titre posthume. Au Japon, il est considéré comme un héros national tragique, un génie stratégique qui avait prévu la défaite mais servit son pays avec honneur jusqu'à la mort. Sa célèbre citation prédisant qu'il ne pourrait que « semer la destruction pendant six mois ou un an » avant que la puissance industrielle américaine ne submerge le Japon est souvent citée comme l'évaluation stratégique la plus lucide de la guerre du Pacifique. Son héritage dans la doctrine navale mondiale est considérable, ayant démontré de façon définitive la suprématie de l'aviation embarquée sur le cuirassé.
Isoroku Yamamoto conçut lui-même l'attaque sur Pearl Harbor du 7 décembre 1941, mais avait auparavant mis en garde contre une guerre prolongée avec les États-Unis, prédisant que le Japon ne pourrait tenir « que six mois ou un an » face à la puissance industrielle américaine. Il espérait que cette frappe décisive forcerait Washington à négocier la paix, mais l'attaque galvanisa au contraire l'opinion américaine dans une volonté totale de vaincre le Japon.
Le 18 avril 1943, des chasseurs P-38 Lightning américains interceptèrent l'avion de transport de l'amiral Isoroku Yamamoto au-dessus de Bougainville dans les îles Salomon. Cette opération Vengeance fut rendue possible par le décryptage du code naval japonais JN-25, qui révéla l'itinéraire exact de Yamamoto. L'amiral fut tué sur le coup, devenant le plus haut gradé japonais éliminé durant toute la guerre.
Lors de la bataille de Midway du 4 au 7 juin 1942, Isoroku Yamamoto divisa ses forces en plusieurs groupes opérant séparément, violant le principe de concentration. Les Américains, ayant décrypté les codes japonais, tendirent une embuscade. Le Japon perdit quatre porte-avions — Akagi, Kaga, Sōryū et Hiryū — ainsi que des centaines de pilotes expérimentés irremplaçables. Cette défaite constitua le tournant décisif de la guerre du Pacifique.
Informations recoupées avec Wikipedia et des ouvrages historiques de référence.

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