
32e président des États-Unis, Franklin D. Roosevelt dirige le pays à travers la Grande Dépression et la majeure partie de la Seconde Guerre mondiale. Son programme de Prêt-Bail et sa diplomatie avec Churchill et Staline sont décisifs dans la victoire alliée, bien qu'il décède quelques semaines avant la capitulation allemande.
Né le 30 janvier 1882 à Hyde Park dans l'État de New York, Franklin Delano Roosevelt appartient à l'une des familles les plus anciennes et les plus fortunées de l'aristocratie américaine. Cousin éloigné du président Theodore Roosevelt, il grandit dans un environnement privilégié, éduqué par des tuteurs privés avant de fréquenter la prestigieuse école de Groton puis l'Université Harvard. Il étudie ensuite le droit à Columbia. En 1905, il épouse Eleanor Roosevelt, nièce de Theodore, qui deviendra l'une des premières dames les plus actives et influentes de l'histoire américaine. Élu sénateur de l'État de New York en 1910, il est nommé secrétaire adjoint à la Marine par le président Wilson en 1913. En 1921, à l'âge de 39 ans, il est frappé par la poliomyélite qui le laisse paralysé des deux jambes. Cette épreuve forge son caractère et sa résilience remarquable. Grâce à une volonté extraordinaire, il poursuit sa carrière politique, dissimulant au public l'étendue de son handicap. Élu gouverneur de New York en 1928, il se positionne comme le candidat démocrate idéal pour la présidentielle.
Roosevelt est élu président en 1932 en pleine Grande Dépression, promettant un « New Deal » pour le peuple américain. Ses cent premiers jours au pouvoir voient une avalanche de réformes sans précédent : création de la Federal Deposit Insurance Corporation, du Civilian Conservation Corps, de la Tennessee Valley Authority et de dizaines d'autres agences. Le New Deal ne met pas fin à la Dépression, mais restaure la confiance et établit le filet de sécurité sociale américain. Roosevelt est le seul président américain élu quatre fois consécutives (1932, 1936, 1940, 1944). Sur la scène internationale, il fait face à la montée du fascisme en Europe et du militarisme au Japon avec une opinion publique américaine massivement isolationniste. Malgré les lois de neutralité votées par le Congrès, Roosevelt cherche des moyens de soutenir les démocraties européennes. Son discours de la « quarantaine » en 1937 teste l'opinion, mais c'est la chute de la France en 1940 qui change la donne. Il obtient le programme de Prêt-Bail en mars 1941, fournissant une aide massive au Royaume-Uni puis à l'URSS, tout en maintenant officiellement la neutralité américaine.
L'attaque japonaise sur Pearl Harbor le 7 décembre 1941 — « une date qui vivra dans l'infamie » — propulse les États-Unis dans la guerre. Roosevelt obtient la déclaration de guerre du Congrès dès le lendemain. Il adopte la stratégie « L'Europe d'abord », concentrant les efforts principaux contre l'Allemagne nazie tout en menant une guerre défensive dans le Pacifique. Roosevelt se révèle un commandant en chef exceptionnel, sachant déléguer aux militaires compétents : il nomme le général Marshall chef d'état-major et Eisenhower commandant suprême allié en Europe. Sa capacité à mobiliser l'économie américaine est stupéfiante : la production de guerre transforme les États-Unis en « arsenal de la démocratie », produisant plus de matériel militaire que tous les pays de l'Axe réunis. Il participe aux conférences alliées majeures — Casablanca (1943), Le Caire, Téhéran (1943) et Yalta (février 1945) — où se dessine l'ordre mondial d'après-guerre. Sa relation avec Churchill est étroite et chaleureuse, tandis que ses rapports avec Staline sont empreints de pragmatisme. Roosevelt autorise le projet Manhattan pour développer la bombe atomique, un secret gardé même de son vice-président Truman.
Parmi les décisions majeures de Roosevelt, le Prêt-Bail (Lend-Lease Act) de mars 1941 est peut-être la plus importante : il transforme les États-Unis en fournisseur d'armes des Alliés avant même l'entrée en guerre officielle, livrant plus de 50 milliards de dollars de matériel (équivalent à 600 milliards actuels). Sa stratégie « Germany First » est controversée dans un pays choqué par Pearl Harbor, mais militairement judicieuse. Il impose la doctrine de « reddition inconditionnelle » à Casablanca en 1943, excluant toute négociation séparée avec l'Axe. Roosevelt soutient le débarquement en Afrique du Nord (novembre 1942) puis en Normandie (juin 1944), malgré les réticences de Churchill qui préfère une approche méditerranéenne. Sa décision la plus controversée est l'internement de 120 000 Américains d'origine japonaise après Pearl Harbor — considéré aujourd'hui comme l'une des pires violations des droits civiques de l'histoire américaine. À Yalta, affaibli et malade, il fait des concessions à Staline sur la Pologne et l'Europe de l'Est que certains historiens critiquent. Néanmoins, il obtient l'engagement soviétique de déclarer la guerre au Japon et la participation de l'URSS à la future Organisation des Nations Unies.
Franklin Roosevelt décède le 12 avril 1945 d'une hémorragie cérébrale à Warm Springs, en Géorgie, à peine trois semaines avant la capitulation allemande. Sa mort plonge l'Amérique et le monde dans le deuil. Harry Truman lui succède et hérite des décisions finales de la guerre, notamment l'utilisation de la bombe atomique. L'héritage de Roosevelt est immense et multiforme. En politique intérieure, le New Deal a redéfini le rôle du gouvernement fédéral et créé la sécurité sociale américaine. Sur le plan international, il est l'architecte de l'ordre mondial d'après-guerre : les Nations Unies, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale sont directement issus de sa vision. Le programme de Prêt-Bail et la mobilisation industrielle américaine ont été décisifs pour la victoire alliée — l'URSS elle-même a reconnu que sans les camions, la nourriture et le matériel américains, la guerre sur le front de l'Est aurait été bien plus longue. Roosevelt est régulièrement classé parmi les trois plus grands présidents américains avec Lincoln et Washington. Son leadership durant la crise la plus grave du XXe siècle illustre comment un homme politique visionnaire peut transformer une nation isolationniste en leader du monde libre.
Dans Hearts of Iron IV, Franklin D. Roosevelt est le chef d'état des États-Unis avec les traits « Économiste » et « Capitaine de l'industrie ». Sa branche de focus « L'Arsenal de la Démocratie » permet d'activer le Lend-Lease dès 1940 (50 convois vers le Royaume-Uni) et déverrouille le bonus industriel « New Deal de Guerre » (+15 % de capacité de production). À sa mort en avril 1945, un événement HOI4 déclenche la transition vers Truman et modifie les décisions disponibles pour la bombe atomique. En chemin alternatif, maintenir la neutralité américaine exige d'éviter l'événement de Pearl Harbor (décembre 1941).
Cet article s'appuie sur des ouvrages historiques, archives militaires et publications académiques reconnues.
Le Lend-Lease Act de mars 1941 a transformé les États-Unis en fournisseur d'armes des Alliés avant leur entrée en guerre officielle. Plus de 50 milliards de dollars de matériel (environ 600 milliards actuels) ont été livrés à la Grande-Bretagne, l'URSS, la Chine et d'autres alliés. L'URSS a elle-même reconnu que sans les 400 000 camions, la nourriture et le matériel américains, la guerre sur le front de l'Est aurait été bien plus longue. Ce programme a représenté environ 11 % de la production industrielle américaine de guerre.
Franklin D. Roosevelt est le seul président américain élu quatre fois consécutives : en 1932, 1936, 1940 et 1944. Il est décédé d'une hémorragie cérébrale le 12 avril 1945 à Warm Springs, en Géorgie, à peine trois semaines avant la capitulation allemande. Son vice-président Harry Truman lui a succédé et a hérité des décisions finales de la guerre, notamment l'utilisation des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki en août 1945.
La décision la plus controversée de Roosevelt a été le décret exécutif 9066 de février 1942, ordonnant l'internement de quelque 120 000 Américains d'origine japonaise dans des camps de détention après Pearl Harbor. Motivée par la peur de l'espionnage et le racisme anti-japonais, cette mesure a été validée par la Cour suprême (Korematsu v. United States, 1944), avant d'être unanimement condamnée comme une injustice majeure. En 1988, le gouvernement américain a versé des réparations aux survivants.
Informations recoupées avec Wikipedia et des ouvrages historiques de référence.

Adolf Hitler
Dictateur de l'Allemagne nazie de 1933 à 1945, Adolf Hitler est le principal responsable du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale et de l'Holocauste. Son idéologie raciste et expansionniste a provoqué la mort de dizaines de millions de personnes à travers le monde.

Winston Churchill
Premier ministre du Royaume-Uni de 1940 à 1945, Winston Churchill incarne la résistance britannique face à l'Allemagne nazie. Ses discours galvanisants et son leadership inébranlable ont été déterminants pour maintenir le moral du peuple britannique durant les heures les plus sombres de la guerre.

Joseph Staline
Dirigeant de l'Union soviétique de 1924 à 1953, Joseph Staline transforme l'URSS en superpuissance industrielle et militaire. Son leadership durant la Grande Guerre patriotique est déterminant pour la défaite de l'Allemagne nazie, mais son régime totalitaire cause des millions de morts parmi son propre peuple.

Charles de Gaulle
Chef de la France libre depuis Londres dès juin 1940, Charles de Gaulle refuse la capitulation et incarne la résistance française. Par sa détermination et son habileté politique, il parvient à faire reconnaître la France comme puissance victorieuse à la fin de la guerre, préservant sa place parmi les grandes nations.