
Hideki Tōjō fut le Premier ministre du Japon de 1941 à 1944 et le principal responsable de l'entrée du Japon dans la Seconde Guerre mondiale. Général de l'armée impériale japonaise, il ordonna l'attaque surprise contre Pearl Harbor le 7 décembre 1941 et supervisa l'expansion militaire japonaise à travers l'Asie du Sud-Est et le Pacifique. Son gouvernement fut responsable de crimes de guerre massifs, incluant le traitement brutal des prisonniers de guerre et les atrocités commises contre les populations civiles en Chine et en Asie du Sud-Est. Jugé et condamné pour crimes de guerre par le Tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient, il fut exécuté par pendaison le 23 décembre 1948.
Hideki Tōjō naît le 30 décembre 1884 à Kōjimachi, dans le centre de Tokyo, fils d'un lieutenant-général de l'armée impériale japonaise. Élevé dans une famille militaire stricte où la loyauté envers l'Empereur et l'honneur du bushidō sont des valeurs absolues, il suit naturellement la voie des armes. Il intègre l'Académie militaire de l'armée impériale japonaise en 1899 et en sort diplômé en 1905, juste après la victoire japonaise dans la guerre russo-japonaise qui galvanise le nationalisme militaire nippon. Jeune officier méthodique et travailleur, il se distingue par son organisation rigoureuse plutôt que par un quelconque génie tactique. Il fréquente ensuite le Collège de guerre de l'armée où il est formé à la stratégie et à la pensée militaire allemande, développant une admiration pour le modèle prussien de discipline et d'efficacité militaire. Sa personnalité austère et son dévouement total à l'institution militaire lui valent le surnom de Kamisori, le Rasoir.
Tōjō gravit les échelons de l'armée impériale japonaise avec détermination. Dans les années 1930, il sert en Mandchourie comme chef de la police militaire de l'armée du Kwantung, puis comme chef d'état-major de cette même armée, acquérant une réputation d'homme fort et d'anticommuniste fervent. Il joue un rôle actif dans la consolidation du contrôle japonais sur la Mandchourie et soutient l'expansionnisme militaire en Chine. En 1938, il est rappelé au Japon comme vice-ministre de la Guerre, puis devient ministre de la Guerre en 1940 dans le cabinet du prince Konoe. Partisan de l'alliance avec l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste dans le Pacte tripartite, il pousse à une politique agressive envers les puissances occidentales. Quand les négociations avec les États-Unis concernant l'embargo pétrolier échouent, le prince Konoe démissionne et l'Empereur Hirohito nomme Tōjō Premier ministre le 18 octobre 1941, lui confiant la décision fatidique de la guerre ou de la paix avec les États-Unis.
En tant que Premier ministre, Tōjō approuve le plan d'attaque contre Pearl Harbor et les offensives simultanées à travers le Pacifique et l'Asie du Sud-Est. Les six premiers mois sont marqués par des victoires fulgurantes : la destruction de la flotte américaine du Pacifique à Pearl Harbor, la chute de Hong Kong, Singapour, les Philippines, les Indes néerlandaises et la Birmanie. Le Japon contrôle alors un empire maritime immense. Tōjō cumule les fonctions de Premier ministre, ministre de la Guerre et chef d'état-major de l'armée, concentrant un pouvoir quasi dictatorial. Cependant, la bataille de Midway en juin 1942 marque le tournant de la guerre dans le Pacifique. La série de défaites qui suit, notamment à Guadalcanal, dans les îles Gilbert et Marshall, et la chute catastrophique de Saipan en juillet 1944, érode définitivement la confiance en son leadership. Sous la pression des cercles politiques et militaires, Tōjō est contraint de démissionner le 18 juillet 1944. Son gouvernement est remplacé par celui du général Koiso, mais la guerre est déjà perdue pour le Japon.
La décision la plus lourde de conséquences de Tōjō fut l'approbation de l'attaque contre Pearl Harbor, qui entraîna les États-Unis dans la guerre et scella le destin du Japon. Persuadé que les Américains, qu'il considérait comme décadents et incapables de sacrifices prolongés, négocieraient la paix après une série de défaites initiales, il commit une erreur de jugement catastrophique. Sa décision de mener la guerre sur de multiples fronts simultanément dispersa les forces japonaises et rendit impossible toute concentration stratégique. Son traitement des prisonniers de guerre, codifié par des ordres militaires niant les protections de la Convention de Genève, entraîna la mort de dizaines de milliers de prisonniers alliés dans des conditions atroces, notamment sur la voie ferrée de la mort Birmanie-Siam et dans les camps de travail forcé. Sa politique en Chine et en Asie du Sud-Est autorisa des massacres et des atrocités systématiques contre les populations civiles. Son refus obstiné d'envisager la défaite prolongea inutilement les souffrances et contribua aux pertes massives des dernières années de guerre.
Après la capitulation du Japon le 15 août 1945, Tōjō tente de se suicider le 11 septembre 1945 en se tirant une balle dans la poitrine avec un pistolet au moment où des soldats américains viennent l'arrêter, mais il survit à sa blessure. Soigné par des médecins américains, il est jugé par le Tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient de 1946 à 1948. Reconnu coupable de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, il est condamné à mort et exécuté par pendaison le 23 décembre 1948 à la prison de Sugamo à Tokyo. Son héritage au Japon reste profondément controversé. Il est vénéré par certains nationalistes au sanctuaire de Yasukuni, où il figure parmi les criminels de guerre de classe A consacrés en 1978, ce qui provoque régulièrement des tensions diplomatiques avec la Chine et la Corée. Pour la majorité des historiens, Tōjō symbolise le militarisme japonais qui mena le pays à la catastrophe et causa la mort de millions de personnes à travers l'Asie-Pacifique.
En tant que Premier ministre depuis le 18 octobre 1941, Hideki Tōjō approuva le plan d'attaque contre Pearl Harbor du 7 décembre 1941. Convaincu que les États-Unis, qu'il jugeait décadents, négocieraient la paix après une série de défaites initiales, il commit une erreur de jugement catastrophique. L'attaque coula ou endommagea huit cuirassés américains mais rata les porte-avions, absents du port, ce qui s'avéra fatal pour le Japon.
Hideki Tōjō fut jugé par le Tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient de 1946 à 1948. Reconnu coupable de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité pour le traitement brutal des prisonniers de guerre alliés, notamment sur la voie ferrée de la mort Birmanie-Siam, et pour les atrocités contre les civils en Asie, il fut exécuté par pendaison le 23 décembre 1948 à la prison de Sugamo à Tokyo.
La bataille de Midway, du 4 au 7 juin 1942, marqua le tournant décisif contre le Japon de Tōjō dans le Pacifique. Le Japon perdit quatre porte-avions et des centaines de pilotes expérimentés irremplaçables. Cette défaite stoppa l'expansion japonaise et renversa l'initiative stratégique au profit des États-Unis. Les défaites suivantes à Guadalcanal puis à Saipan en juillet 1944 forcèrent Tōjō à démissionner le 18 juillet 1944.
Informations recoupées avec Wikipedia et des ouvrages historiques de référence.

Adolf Hitler
Dictateur de l'Allemagne nazie de 1933 à 1945, Adolf Hitler est le principal responsable du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale et de l'Holocauste. Son idéologie raciste et expansionniste a provoqué la mort de dizaines de millions de personnes à travers le monde.

Winston Churchill
Premier ministre du Royaume-Uni de 1940 à 1945, Winston Churchill incarne la résistance britannique face à l'Allemagne nazie. Ses discours galvanisants et son leadership inébranlable ont été déterminants pour maintenir le moral du peuple britannique durant les heures les plus sombres de la guerre.

Joseph Staline
Dirigeant de l'Union soviétique de 1924 à 1953, Joseph Staline transforme l'URSS en superpuissance industrielle et militaire. Son leadership durant la Grande Guerre patriotique est déterminant pour la défaite de l'Allemagne nazie, mais son régime totalitaire cause des millions de morts parmi son propre peuple.

Franklin D. Roosevelt
32e président des États-Unis, Franklin D. Roosevelt dirige le pays à travers la Grande Dépression et la majeure partie de la Seconde Guerre mondiale. Son programme de Prêt-Bail et sa diplomatie avec Churchill et Staline sont décisifs dans la victoire alliée, bien qu'il décède quelques semaines avant la capitulation allemande.