
Hermann Göring fut l'un des dirigeants les plus puissants du Troisième Reich, occupant les fonctions de commandant en chef de la Luftwaffe, ministre de l'Aviation, président du Reichstag et désigné successeur d'Adolf Hitler. Ancien as de l'aviation de la Première Guerre mondiale et héros décoré de l'escadrille von Richthofen, il joua un rôle crucial dans l'accession des nazis au pouvoir. Sa gestion désastreuse de la guerre aérienne, notamment lors de la bataille d'Angleterre et du siège de Stalingrad, contribua significativement à la défaite allemande. Condamné à mort à Nuremberg, il se suicida au cyanure la veille de son exécution.
Hermann Wilhelm Göring naît le 12 janvier 1893 à Rosenheim, en Bavière, dans une famille de la haute bourgeoisie coloniale. Son père, Heinrich Ernst Göring, est un ancien consul général en Haïti et gouverneur du Sud-Ouest africain allemand. Le jeune Hermann grandit dans un château près de Nuremberg appartenant au parrain de sa mère, le riche médecin Hermann von Epenstein, un Juif converti au christianisme avec qui sa mère entretient une liaison. Élevé dans un environnement aristocratique et militariste, Göring intègre les écoles de cadets et montre un caractère aventureux et audacieux. Durant la Première Guerre mondiale, il sert d'abord dans l'infanterie puis obtient un transfert dans l'aviation, où il devient un pilote de chasse accompli. Il obtient 22 victoires aériennes confirmées et reçoit la prestigieuse médaille Pour le Mérite. En 1918, il prend le commandement de la célèbre escadrille Richthofen après la mort du Baron Rouge, ce qui lui confère un prestige considérable dans l'Allemagne d'après-guerre.
Après la guerre, Göring travaille comme pilote de démonstration en Suède où il rencontre sa première femme, la baronne Carin von Kantzow. De retour en Allemagne, il rejoint le parti nazi en 1922, attiré par le charisme de Hitler et la promesse de restaurer la grandeur allemande. Sa stature d'ancien héros de guerre apporte une respectabilité cruciale au mouvement nazi. Blessé lors du putsch de la Brasserie en 1923, il développe une dépendance à la morphine durant sa convalescence en Autriche et en Suède. Élu au Reichstag en 1928, il devient président de cette assemblée en 1932, utilisant cette position pour faciliter l'accession de Hitler à la chancellerie. Après la prise du pouvoir en 1933, il cumule les postes : ministre-président de Prusse, créateur de la Gestapo, commissaire à l'Aviation et commandant en chef de la Luftwaffe. Il lance le plan quadriennal de réarmement économique en 1936 et joue un rôle majeur dans l'aryanisation des entreprises juives, accumulant une fortune personnelle considérable grâce à la corruption et au pillage systématique.
La Luftwaffe de Göring connaît des succès initiaux spectaculaires durant les campagnes de Pologne, de Norvège et de France, où la guerre éclair repose largement sur la supériorité aérienne allemande. Cependant, la bataille d'Angleterre de l'été 1940 marque le premier échec majeur. Göring promet à Hitler de mettre la Royal Air Force à genoux mais sous-estime gravement les capacités défensives britanniques, notamment le système radar et la production accélérée de Spitfire. Sa décision de passer du bombardement des aérodromes au Blitz sur Londres donne un répit crucial à la RAF. Sur le front de l'Est, la Luftwaffe s'use progressivement face à l'immensité du théâtre d'opérations. Le désastre de Stalingrad en 1942-1943, où Göring garantit un pont aérien impossible pour ravitailler la 6e armée encerclée, scelle sa disgrâce auprès de Hitler. La Luftwaffe se révèle incapable de défendre le territoire allemand contre les bombardements stratégiques alliés qui rasent les villes allemandes. En avril 1945, quand Göring tente de prendre le pouvoir en invoquant le décret de succession, Hitler le fait arrêter pour trahison.
Les décisions de Göring ont eu des conséquences considérables sur le cours de la guerre. Sa décision de détourner les bombardements des aérodromes vers les villes britanniques durant la bataille d'Angleterre est considérée comme l'une des erreurs stratégiques les plus coûteuses de la guerre, permettant à la RAF de se reconstituer et de remporter la bataille aérienne. Sa promesse irréaliste de ravitailler Stalingrad par voie aérienne, avec seulement 100 tonnes par jour livrées sur les 500 nécessaires, condamna la 6e armée du général Paulus à la destruction. En tant que responsable du plan quadriennal, ses échecs dans la coordination de la production de guerre contribuèrent à l'incapacité allemande de soutenir un conflit prolongé. Sa passion pour le pillage d'œuvres d'art à travers l'Europe occupée, constituant l'une des plus grandes collections volées de l'histoire, révèle la corruption profonde du régime nazi. Sa gestion de la Luftwaffe, privilégiant les bombardiers tactiques au détriment des chasseurs de défense, laissa l'Allemagne vulnérable aux raids stratégiques alliés.
Lors du procès de Nuremberg, Göring se révèle le plus combatif des accusés, défendant le régime nazi avec intelligence et arrogance, tenant tête au procureur américain Robert Jackson lors de contre-interrogatoires mémorables. Reconnu coupable de conspiration, crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l'humanité, il est condamné à mort par pendaison. Le 15 octobre 1946, quelques heures avant son exécution, il se suicide en croquant une capsule de cyanure dont l'origine reste mystérieuse. Son corps est incinéré et ses cendres dispersées dans l'Isar pour éviter tout lieu de pèlerinage nazi. L'héritage de Göring est celui d'un opportuniste brillant mais profondément corrompu, dont la vanité et l'incompétence croissante ont contribué à la défaite de l'Allemagne. La collection d'art qu'il avait pillée, comprenant des milliers d'œuvres, fait encore l'objet de restitutions aux familles spoliées. Son rôle dans la création de la Gestapo et dans les persécutions antisémites en fait l'un des principaux criminels du régime nazi.
Dans Hearts of Iron IV, Hermann Göring apparaît comme Chef de l'Armée de l'Air du Reich avec les traits « Administrateur » et « Stratège aérien ». La Division Panzer « Hermann Göring » est recréée en jeu comme unité blindée d'élite débloquée via la branche de focus SS. Si l'Allemagne suit le chemin historique, la défaite de la Luftwaffe lors de la Bataille d'Angleterre (1940) réduit l'influence de Göring sur l'arbre de commandement aérien. En fin de partie, l'événement « Procès de Nuremberg » peut être déclenché si les Alliés capturent Berlin, pénalisant la stabilité nationale de 5 %.
Durant la Bataille d'Angleterre à l'été 1940, Hermann Göring décida de passer du bombardement des aérodromes de la Royal Air Force au Blitz sur Londres. Cette erreur donna à la RAF un répit crucial pour se reconstituer : la RAF avait perdu 295 pilotes tués en août 1940 et manquait de remplaçants. En ciblant les villes, Göring permettait à la RAF de récupérer et condamnait l'opération Sea Lion, l'invasion prévue de la Grande-Bretagne.
En novembre 1942, quand la 6e armée du général Paulus fut encerclée à Stalingrad, Hermann Göring promit à Hitler que la Luftwaffe pourrait ravitailler les 300 000 soldats par voie aérienne. En réalité, la Luftwaffe ne livra que 100 tonnes par jour au lieu des 500 tonnes nécessaires. Cette promesse irréaliste condamna la 6e armée à la destruction : elle capitula le 2 février 1943, avec 91 000 prisonniers dont 24 généraux.
Hermann Göring fut le plus combatif des accusés au procès de Nuremberg (1945-1946), défendant le régime nazi avec arrogance face au procureur américain Robert Jackson. Reconnu coupable de conspiration, crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l'humanité, il fut condamné à mort. Le 15 octobre 1946, quelques heures avant son exécution par pendaison, il se suicida en mordant une capsule de cyanure dont l'origine reste mystérieuse.
Informations recoupées avec Wikipedia et des ouvrages historiques de référence.

Adolf Hitler
Dictateur de l'Allemagne nazie de 1933 à 1945, Adolf Hitler est le principal responsable du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale et de l'Holocauste. Son idéologie raciste et expansionniste a provoqué la mort de dizaines de millions de personnes à travers le monde.

Winston Churchill
Premier ministre du Royaume-Uni de 1940 à 1945, Winston Churchill incarne la résistance britannique face à l'Allemagne nazie. Ses discours galvanisants et son leadership inébranlable ont été déterminants pour maintenir le moral du peuple britannique durant les heures les plus sombres de la guerre.

Joseph Staline
Dirigeant de l'Union soviétique de 1924 à 1953, Joseph Staline transforme l'URSS en superpuissance industrielle et militaire. Son leadership durant la Grande Guerre patriotique est déterminant pour la défaite de l'Allemagne nazie, mais son régime totalitaire cause des millions de morts parmi son propre peuple.

Franklin D. Roosevelt
32e président des États-Unis, Franklin D. Roosevelt dirige le pays à travers la Grande Dépression et la majeure partie de la Seconde Guerre mondiale. Son programme de Prêt-Bail et sa diplomatie avec Churchill et Staline sont décisifs dans la victoire alliée, bien qu'il décède quelques semaines avant la capitulation allemande.