
Georgy Konstantinovitch Joukov fut le plus célèbre et le plus décoré des généraux soviétiques de la Seconde Guerre mondiale. Architecte des victoires décisives de Moscou, Stalingrad, Koursk et Berlin, il est considéré comme le commandant militaire le plus important du front de l'Est. Issu d'une famille paysanne pauvre, il gravit tous les échelons de l'Armée rouge grâce à son talent stratégique exceptionnel et sa détermination impitoyable. Sa capacité à mener des opérations offensives de grande envergure, combinant blindés, artillerie et infanterie dans des manœuvres d'encerclement massives, fit de lui le cauchemar du haut commandement allemand. Il accepta la reddition de l'Allemagne à Berlin le 8 mai 1945.
Georgy Konstantinovitch Joukov naît le 1er décembre 1896 dans le village de Strelkovka, dans la province de Kalouga, au sein d'une famille de paysans pauvres. Son père, Konstantin, est cordonnier et sa mère travaille dans les champs. Envoyé à Moscou à l'âge de onze ans comme apprenti fourreur, il découvre la vie urbaine et l'exploitation des travailleurs. Mobilisé dans l'armée impériale russe en 1915 durant la Première Guerre mondiale, il sert dans un régiment de dragons et se distingue par son courage au combat, recevant deux croix de Saint-Georges, la plus haute décoration pour les soldats du rang. Après la révolution bolchevique de 1917, il rejoint l'Armée rouge en 1918 et combat durant la guerre civile russe contre les armées blanches et les forces d'intervention étrangères. Ces années de combat forgent sa détermination et sa compréhension instinctive de la guerre de mouvement qui caractériseront toute sa carrière militaire.
Durant l'entre-deux-guerres, Joukov étudie la théorie militaire soviétique et devient un adepte de la doctrine de l'opération en profondeur développée par Toukhatchevski. Il survit aux grandes purges staliniennes de 1937-1938 qui décapitent le commandement de l'Armée rouge, éliminant trois maréchaux sur cinq et des milliers d'officiers supérieurs. En 1939, il se fait connaître lors de la bataille de Khalkhin Gol en Mongolie, où il inflige une défaite écrasante à l'armée japonaise du Kwantung en employant une tactique de double encerclement avec des forces blindées massives. Cette victoire, qui dissuade le Japon d'attaquer l'Union soviétique par la suite, le propulse au rang de général. En janvier 1941, il est nommé chef d'état-major général de l'Armée rouge, mais ses avertissements sur l'imminence d'une attaque allemande sont ignorés par Staline. Quand l'opération Barbarossa frappe le 22 juin 1941, l'Armée rouge subit des pertes catastrophiques, et Joukov est relevé de ses fonctions de chef d'état-major en juillet pour devenir le pompier de crise de Staline, envoyé sur les fronts les plus critiques.
Joukov devient le commandant indispensable de l'effort de guerre soviétique. En septembre 1941, il organise la défense de Leningrad, stabilisant le front. En octobre-décembre 1941, il commande la défense de Moscou et lance la contre-offensive hivernale qui repousse la Wehrmacht, infligeant à Hitler sa première défaite terrestre majeure. En 1942, il coordonne avec Vassilevski le plan d'encerclement de Stalingrad, l'opération Uranus, qui piège la 6e armée allemande de Paulus et aboutit à sa reddition en février 1943. En juillet 1943, il supervise la défense en profondeur à Koursk, la plus grande bataille de chars de l'histoire, où les forces soviétiques brisent définitivement la capacité offensive de la Wehrmacht. En 1944, il planifie et coordonne l'opération Bagration, l'offensive massive en Biélorussie qui détruit le Groupe d'armées Centre allemand et représente la plus grande défaite militaire de l'histoire de l'Allemagne. En avril-mai 1945, il commande le 1er front biélorusse qui prend Berlin dans une bataille apocalyptique, hissant le drapeau rouge sur le Reichstag le 2 mai 1945.
Les décisions de Joukov façonnèrent le cours de la guerre sur le front de l'Est. Sa décision de lancer la contre-offensive devant Moscou en décembre 1941 avec des réserves sibériennes fraîches, malgré l'épuisement de ses troupes, sauva la capitale soviétique et brisa le mythe de l'invincibilité allemande. Son plan d'encerclement à Stalingrad, qui utilisa les flancs faiblement défendus par les armées roumaines et italiennes, est considéré comme un chef-d'œuvre de stratégie opérationnelle. À Koursk, sa décision d'absorber l'offensive allemande dans des défenses en profondeur avant de lancer des contre-attaques massives démontra une maîtrise exceptionnelle de la guerre défensive-offensive. Cependant, Joukov était aussi connu pour son indifférence aux pertes humaines, ordonnant des assauts frontaux coûteux quand des manœuvres plus subtiles auraient pu épargner des vies. La bataille de Berlin, en particulier, fut menée avec une brutalité et des pertes soviétiques considérables, motivées en partie par la rivalité entre Joukov et le maréchal Koniev pour être le premier à atteindre le Reichstag.
Après la guerre, Joukov est le héros le plus populaire d'Union soviétique, ce qui suscite la jalousie de Staline. Nommé commandant de la zone d'occupation soviétique en Allemagne, il est rapidement relégué à des commandements provinciaux éloignés. Après la mort de Staline en 1953, il joue un rôle clé dans l'arrestation de Beria et est nommé ministre de la Défense par Khrouchtchev en 1955. Cependant, en 1957, Khrouchtchev, craignant son influence, le destitue et le met à la retraite forcée. Réhabilité partiellement sous Brejnev, Joukov publie ses mémoires en 1969. Il meurt le 18 juin 1974 à Moscou et reçoit des funérailles nationales. Son héritage militaire est immense : il est considéré comme le plus grand commandant de la Seconde Guerre mondiale du côté allié, ayant remporté les batailles les plus décisives du conflit. Quatre fois Héros de l'Union soviétique, décoré de dizaines d'ordres et de médailles, sa statue équestre se dresse devant le musée historique de Moscou sur la place Rouge, symbole éternel de la victoire soviétique contre le nazisme.
Georgy Konstantinovitch Joukov a remporté les victoires décisives du front de l'Est : défense de Moscou (décembre 1941), encerclement de Stalingrad avec l'opération Uranus (novembre 1942), supervision de Koursk (juillet 1943) et planification de l'opération Bagration en Biélorussie (1944). Il commanda le 1er front biélorusse qui captura Berlin le 2 mai 1945 et accepta la reddition allemande le 8 mai 1945.
Après 1945, Georgy Joukov était le héros militaire le plus populaire d'Union soviétique, ce qui suscitait la jalousie de Staline. Ce dernier le relégua à des commandements provinciaux éloignés. En 1957, Khrouchtchev, craignant son influence croissante alors qu'il était ministre de la Défense depuis 1955, le destitua et le mit à la retraite forcée. Partiellement réhabilité sous Brejnev, Joukov publia ses mémoires en 1969 avant de mourir en 1974.
En 1939 en Mongolie, Georgy Joukov a employé une double manœuvre d'encerclement avec des forces blindées massives pour infliger une défaite écrasante à l'armée japonaise du Kwantung. Cette victoire à Khalkhin Gol a dissuadé le Japon d'attaquer l'Union soviétique par le nord-est — une décision stratégique qui permit à Staline de transférer des réserves sibériennes vers Moscou en décembre 1941 pour stopper la Wehrmacht.
Informations recoupées avec Wikipedia et des ouvrages historiques de référence.

Adolf Hitler
Dictateur de l'Allemagne nazie de 1933 à 1945, Adolf Hitler est le principal responsable du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale et de l'Holocauste. Son idéologie raciste et expansionniste a provoqué la mort de dizaines de millions de personnes à travers le monde.

Winston Churchill
Premier ministre du Royaume-Uni de 1940 à 1945, Winston Churchill incarne la résistance britannique face à l'Allemagne nazie. Ses discours galvanisants et son leadership inébranlable ont été déterminants pour maintenir le moral du peuple britannique durant les heures les plus sombres de la guerre.

Joseph Staline
Dirigeant de l'Union soviétique de 1924 à 1953, Joseph Staline transforme l'URSS en superpuissance industrielle et militaire. Son leadership durant la Grande Guerre patriotique est déterminant pour la défaite de l'Allemagne nazie, mais son régime totalitaire cause des millions de morts parmi son propre peuple.

Franklin D. Roosevelt
32e président des États-Unis, Franklin D. Roosevelt dirige le pays à travers la Grande Dépression et la majeure partie de la Seconde Guerre mondiale. Son programme de Prêt-Bail et sa diplomatie avec Churchill et Staline sont décisifs dans la victoire alliée, bien qu'il décède quelques semaines avant la capitulation allemande.