
Le front d'Italie, ouvert par le débarquement allié en Sicile en juillet 1943, fut l'un des théâtres d'opérations les plus difficiles de la guerre en Europe. Les combats acharnés à travers un terrain montagneux, de Salerne à Monte Cassino puis jusqu'aux Alpes, coûtèrent cher aux deux camps.
L'Italie présente un terrain particulièrement défavorable aux opérations offensives. La péninsule, longue de 1 000 km et large de seulement 150 à 250 km, est traversée dans toute sa longueur par la chaîne des Apennins dont les sommets dépassent 2 000 mètres. De nombreuses rivières traversent la péninsule d'est en ouest, formant autant d'obstacles naturels pour les forces attaquant du sud vers le nord. Les vallées étroites et les routes sinueuses limitent considérablement l'emploi des blindés et canalisent les mouvements de troupes dans des couloirs prévisibles que les défenseurs peuvent facilement couvrir. Le climat varie du méditerranéen chaud au sud aux conditions alpines rigoureuses dans le nord, avec des hivers glaciaux en altitude. Ce terrain montagneux favorise systématiquement le défenseur et permet à un nombre réduit de troupes bien positionnées de bloquer des forces très supérieures en nombre. Les Allemands exploitent brillamment ces avantages naturels en construisant une série de lignes défensives fortifiées traversant la péninsule, dont la plus célèbre est la ligne Gustav.
Les forces alliées en Italie sont multinationales : la 5e armée américaine du général Mark Clark et la 8e armée britannique du général Montgomery (remplacé par Oliver Leese puis McCreery) forment le 15e groupe d'armées sous le commandement du général Harold Alexander. Les contingents incluent des forces américaines, britanniques, canadiennes, françaises (Corps expéditionnaire français du général Juin), polonaises (2e corps polonais du général Anders), néo-zélandaises, sud-africaines, indiennes et brésiliennes (Force expéditionnaire brésilienne). Le corps expéditionnaire français se distingue particulièrement dans la percée de la ligne Gustav en mai 1944, les goumiers marocains et les tirailleurs algériens et tunisiens combattant avec une bravoure exceptionnelle en terrain montagneux. Du côté allemand, le maréchal Albert Kesselring commande les forces avec un talent défensif remarquable, disposant d'environ 25 divisions incluant des unités d'élite comme la 1re division parachutiste et la division Hermann Göring. Les Allemands bénéficient de lignes de ravitaillement plus courtes et d'un terrain qui multiplie leur capacité défensive.
La campagne d'Italie commence par le débarquement en Sicile (opération Husky) le 10 juillet 1943, qui provoque la chute de Mussolini le 25 juillet. Le débarquement à Salerne le 9 septembre 1943 (opération Avalanche) est presque repoussé par une violente contre-attaque allemande. Naples est prise le 1er octobre après une insurrection populaire. Les Alliés se heurtent ensuite à la ligne Gustav, dont le verrou est le monastère de Monte Cassino, perché à 520 mètres d'altitude surplombant la vallée du Liri. Quatre batailles sanglantes se succèdent à Monte Cassino de janvier à mai 1944. Le monastère bénédictin du VIe siècle est controversiellement détruit par un bombardement allié le 15 février 1944, les Allemands utilisant ensuite les ruines comme position défensive encore plus efficace. Le débarquement à Anzio (22 janvier 1944), censé contourner la ligne Gustav, tourne au siège quand les troupes alliées restent confinées sur la tête de pont pendant quatre mois. La percée vient finalement en mai 1944 grâce au Corps expéditionnaire français. Rome est libérée le 4 juin 1944, deux jours avant le Jour J en Normandie qui éclipse cette victoire. Les combats se poursuivent sur la ligne Gothique dans le nord de l'Italie jusqu'à la reddition allemande le 2 mai 1945.
Le front d'Italie coûte cher aux deux camps. Les Alliés subissent environ 313 000 morts, blessés et disparus. Les pertes allemandes sont d'environ 435 000 hommes. Les civils italiens payent également un prix terrible, avec environ 153 000 morts et des villes historiques dévastées. La campagne fixe un nombre important de divisions allemandes qui auraient pu renforcer la Normandie ou le front de l'Est : jusqu'à 25 divisions de la Wehrmacht sont immobilisées en Italie. La libération de Rome, première capitale de l'Axe à tomber, a un impact psychologique considérable même si elle est éclipsée par le Jour J. Le débarquement en Provence (août 1944) utilise l'Italie comme base de lancement. La campagne contribue aussi à l'effondrement du régime fasciste italien et à la guerre civile entre résistants et troupes de la République de Salò de Mussolini. Le Corps expéditionnaire français en Italie, composé majoritairement de soldats nord-africains, contribue de manière décisive à la victoire alliée tout en soulevant des controverses liées aux violences commises par certains goumiers contre la population civile italienne (les marocchinate).
Le front d'Italie est souvent qualifié de théâtre oublié de la Seconde Guerre mondiale, éclipsé par le Jour J et les grandes offensives sur le front de l'Est. Pourtant, son importance stratégique et son héritage sont considérables. Les cimetières militaires alliés qui jalonnent l'Italie, de la Sicile à Bologne, témoignent du sacrifice de dizaines de nationalités. Le cimetière polonais de Monte Cassino, où reposent les soldats du général Anders qui prirent finalement le monastère le 18 mai 1944, est un lieu de pèlerinage national polonais. Le monastère de Monte Cassino, reconstruit à l'identique après la guerre, est redevenu un centre spirituel et culturel majeur. La controverse sur le bombardement du monastère continue de diviser les historiens : les commandants alliés affirmaient que les Allemands l'utilisaient comme poste d'observation, ce que les Allemands ont toujours nié. L'expérience du combat en montagne en Italie a influencé la doctrine militaire d'après-guerre sur les opérations en terrain difficile. La participation de soldats de l'Empire colonial français à la campagne d'Italie a contribué à nourrir les revendications d'indépendance d'après-guerre au Maghreb.
La campagne d'Italie a commencé par le débarquement en Sicile (opération Husky) le 10 juillet 1943, provoquant la chute de Mussolini le 25 juillet. Le débarquement à Salerne a suivi le 9 septembre 1943. Monte Cassino a été le théâtre de quatre batailles sanglantes de janvier à mai 1944. L'abbaye bénédictine du VIe siècle a été controversiellement détruite par un bombardement allié le 15 février 1944. La percée finale est venue du Corps expéditionnaire français en mai 1944.
Le front d'Italie a immobilisé jusqu'à 25 divisions de la Wehrmacht sous le commandement du maréchal Albert Kesselring. Ces forces n'ont pas pu renforcer la Normandie ni le front de l'Est. Malgré son coût humain lourd (313 000 pertes alliées et 435 000 pertes allemandes), la campagne a servi de base au débarquement de Provence d'août 1944 et a contribué à l'effondrement du régime fasciste italien et à la guerre civile italienne.
Le Corps expéditionnaire français (CEF) du général Alphonse Juin s'est particulièrement illustré lors de la percée de la ligne Gustav en mai 1944. Les goumiers marocains et les tirailleurs algériens et tunisiens ont combattu avec une bravoure exceptionnelle en terrain montagneux, réalisant ce qu'on croyait impossible. Rome a été libérée le 4 juin 1944, deux jours avant le Jour J en Normandie. La participation de soldats nord-africains à cette victoire a nourri les revendications d'indépendance d'après-guerre au Maghreb.
Informations recoupées avec Wikipedia et des ouvrages historiques de référence.

Front de l'Est
Le front de l'Est est le théâtre d'opérations le plus vaste et le plus meurtrier de la Seconde Guerre mondiale. L'affrontement titanesque entre l'Allemagne nazie et l'Union soviétique cause plus de 30 millions de morts et décide de l'issue de la guerre en Europe.

Théâtre du Pacifique
Le théâtre du Pacifique oppose principalement les États-Unis au Japon impérial dans une guerre navale et amphibie s'étendant sur des milliers de kilomètres d'océan. De Pearl Harbor à Hiroshima, cette campagne féroce se conclut par l'utilisation des premières bombes atomiques de l'histoire.

Campagne d'Afrique du Nord
La campagne d'Afrique du Nord voit s'affronter les forces de l'Axe et les Alliés dans les déserts de Libye, d'Égypte et de Tunisie. Théâtre de la guerre du désert de Rommel et de la victoire décisive de Montgomery à El-Alamein, elle se conclut par la capitulation de 250 000 soldats de l'Axe en mai 1943.

Front de l'Ouest (1944-1945)
Le front de l'Ouest, ouvert par le débarquement en Normandie le 6 juin 1944, voit les forces alliées libérer la France, la Belgique et les Pays-Bas avant d'envahir l'Allemagne. De la percée d'Avranches à la traversée du Rhin, cette campagne de onze mois met fin au Troisième Reich par l'ouest.