
Le front de l'Ouest, ouvert par le débarquement en Normandie le 6 juin 1944, voit les forces alliées libérer la France, la Belgique et les Pays-Bas avant d'envahir l'Allemagne. De la percée d'Avranches à la traversée du Rhin, cette campagne de onze mois met fin au Troisième Reich par l'ouest.
Le front de l'Ouest s'étend de la côte normande à l'Elbe en passant par la France, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas et l'Allemagne. Le terrain est varié : les plages de Normandie, le bocage normand (haies denses qui favorisent la défense), les plaines ouvertes au-delà de la Seine idéales pour les blindés, les forêts denses des Ardennes et de Hürtgen, le Rhin (dernier obstacle naturel majeur avant le cœur industriel de la Ruhr), et la forêt de Reichswald. Les grandes villes — Caen, Paris, Bruxelles, Anvers, Aix-la-Chapelle, Cologne — sont des objectifs stratégiques. Les ports sont cruciales pour la logistique : le manque de ports profonds après la destruction des installations de Cherbourg et les dommages aux Mulberry crée une crise d'approvisionnement qui ralentit l'avancée alliée à l'automne 1944. Anvers, capturé intact le 4 septembre 1944, ne devient opérationnel qu'en novembre après le nettoyage de l'estuaire de l'Escaut.
Les forces alliées en Europe de l'Ouest atteignent à leur maximum 4,5 millions d'hommes sous le commandement suprême d'Eisenhower. Le 21e Groupe d'armées de Montgomery (Britanniques, Canadiens, Polonais) opère au nord, tandis que le 12e Groupe d'armées de Bradley (Américains) tient le centre et le 6e Groupe d'armées de Devers (Américains, Français) le sud après le débarquement de Provence. La 1re armée française du général de Lattre de Tassigny, reconstituée à partir des Forces françaises libres et des troupes coloniales, participe à la libération du sud de la France puis envahit l'Allemagne. La supériorité aérienne alliée est écrasante : 12 000 avions contre quelques centaines de la Luftwaffe. Les forces allemandes, commandées par les maréchaux von Rundstedt puis Model, comptent entre 1 et 1,5 million d'hommes, mais sont constamment inférieures en équipement, en carburant et en couverture aérienne. Malgré ces désavantages, les soldats allemands se battent avec acharnement, particulièrement en défense de leur territoire.
Après le débarquement du 6 juin, la bataille de Normandie dure plus de deux mois. La prise de Caen, prévue pour le Jour J, nécessite six semaines de combats acharnés. L'opération Cobra (25 juillet 1944) perce enfin les lignes allemandes, permettant à Patton et sa 3e armée de déferler en Bretagne. La poche de Falaise (août 1944) piège 100 000 Allemands. Paris est libéré le 25 août. L'avancée fulgurante de l'été laisse place à l'essoufflement automnal : la ligne Siegfried résiste, la bataille de la forêt de Hürtgen est un bain de sang, et l'opération Market Garden (Arnhem, septembre 1944) échoue. La surprise allemande de l'offensive des Ardennes (16 décembre 1944) crée un saillant de 80 km dans les lignes américaines — la « Bataille des Ardennes » (Battle of the Bulge) est le plus grand engagement de l'armée américaine de la guerre, avec 89 000 pertes. Bastogne résiste héroïquement. En mars 1945, les Alliés franchissent le Rhin à Remagen et Oppenheim, encerclent 300 000 soldats dans la poche de la Ruhr, et avancent jusqu'à l'Elbe.
L'échec de l'offensive des Ardennes (décembre 1944-janvier 1945) est le tournant final du front de l'Ouest. Hitler mise ses dernières réserves — 200 000 hommes, 600 chars dont des Tiger II — dans une offensive surprise à travers les Ardennes, visant le port d'Anvers pour couper les armées alliées en deux. La surprise initiale est totale : le brouillard cloue l'aviation alliée au sol, et les troupes américaines inexpérimentées de la ligne de front sont submergées. Mais la résistance héroïque à certains points clés — Bastogne (101e Airborne), la crête d'Elsenborn, Saint-Vith — ralentit suffisamment l'avancée pour permettre une réaction massive. Quand le temps se dégage à Noël, l'aviation alliée décime les colonnes blindées allemandes. Patton effectue un exploit logistique en pivotant sa 3e armée de 90° en trois jours pour secourir Bastogne. L'offensive échoue totalement, coûtant à l'Allemagne ses dernières réserves blindées et 100 000 hommes — des pertes irremplaçables. Après les Ardennes, la Wehrmacht à l'Ouest n'est plus qu'une coquille incapable de résistance coordonnée.
La campagne du front de l'Ouest coûte aux Alliés environ 785 000 pertes (tués, blessés, prisonniers) dont 200 000 Américains tués. Les forces allemandes subissent environ 1,4 million de pertes à l'Ouest. La libération de la France, de la Belgique et des Pays-Bas met fin à quatre années d'occupation nazie pour 80 millions de personnes. Les destructions sont considérables : les bombardements alliés et les combats au sol dévastent des villes normandes (Caen, Saint-Lô), des ports (Le Havre, Brest), et des villes allemandes. La libération des camps de concentration à l'Ouest — Buchenwald, Dachau, Bergen-Belsen — confronte les Alliés à l'horreur absolue de la barbarie nazie. Eisenhower ordonne aux civils allemands et aux soldats de visiter les camps pour que nul ne puisse nier ce qui s'est passé. La campagne occidentale, bien que moins meurtrière que le front de l'Est, est déterminante pour la configuration de l'après-guerre : les zones d'occupation occidentales deviendront la République fédérale d'Allemagne, berceau de la reconstruction européenne et de l'alliance atlantique.
L'offensive des Ardennes, lancée le 16 décembre 1944, a engagé les dernières réserves d'Hitler : 200 000 hommes et 600 chars dont des Tiger II. L'objectif était de prendre le port d'Anvers pour couper les armées alliées en deux. La surprise initiale a créé un saillant de 80 km dans les lignes américaines. La bataille des Ardennes est le plus grand engagement de l'armée américaine de la guerre, avec 89 000 pertes. Après l'échec de l'offensive en janvier 1945, la Wehrmacht n'avait plus de réserves blindées.
En mars 1945, les forces alliées ont traversé le Rhin à Remagen le 7 mars (pont Ludendorff capturé intact) et à Oppenheim dans la nuit du 22 au 23 mars. Après le franchissement, les Alliés ont encerclé 300 000 soldats allemands dans la poche de la Ruhr. Eisenhower a décidé de ne pas foncer sur Berlin, laissant cette prise symbolique aux Soviétiques. Les armées alliées ont avancé jusqu'à l'Elbe, où elles ont rencontré les forces soviétiques le 25 avril 1945.
La campagne du front de l'Ouest (juin 1944 – mai 1945) a coûté aux Alliés environ 785 000 pertes, dont 200 000 Américains tués. Les forces allemandes ont subi environ 1,4 million de pertes à l'Ouest. La libération de la France, de la Belgique et des Pays-Bas a mis fin à quatre ans d'occupation nazie pour 80 millions de personnes. La découverte des camps de concentration Buchenwald, Dachau et Bergen-Belsen a confronté les Alliés à l'horreur absolue du régime nazi.
Informations recoupées avec Wikipedia et des ouvrages historiques de référence.

Front de l'Est
Le front de l'Est est le théâtre d'opérations le plus vaste et le plus meurtrier de la Seconde Guerre mondiale. L'affrontement titanesque entre l'Allemagne nazie et l'Union soviétique cause plus de 30 millions de morts et décide de l'issue de la guerre en Europe.

Théâtre du Pacifique
Le théâtre du Pacifique oppose principalement les États-Unis au Japon impérial dans une guerre navale et amphibie s'étendant sur des milliers de kilomètres d'océan. De Pearl Harbor à Hiroshima, cette campagne féroce se conclut par l'utilisation des premières bombes atomiques de l'histoire.

Campagne d'Afrique du Nord
La campagne d'Afrique du Nord voit s'affronter les forces de l'Axe et les Alliés dans les déserts de Libye, d'Égypte et de Tunisie. Théâtre de la guerre du désert de Rommel et de la victoire décisive de Montgomery à El-Alamein, elle se conclut par la capitulation de 250 000 soldats de l'Axe en mai 1943.

Bataille de l'Atlantique
La Bataille de l'Atlantique est la plus longue campagne continue de la Seconde Guerre mondiale, opposant les U-Boote allemands aux convois alliés pendant six ans. Cette lutte pour le contrôle des routes maritimes détermine la capacité du Royaume-Uni à survivre et des Alliés à mener la guerre en Europe.