
La campagne d'Afrique du Nord voit s'affronter les forces de l'Axe et les Alliés dans les déserts de Libye, d'Égypte et de Tunisie. Théâtre de la guerre du désert de Rommel et de la victoire décisive de Montgomery à El-Alamein, elle se conclut par la capitulation de 250 000 soldats de l'Axe en mai 1943.
Le théâtre nord-africain s'étend sur 3 200 km de côte méditerranéenne, du Maroc français à l'ouest à l'Égypte à l'est. La bande côtière habitable est étroite — entre 20 et 200 km de large — au-delà de laquelle commence le Sahara. Le terrain est principalement désertique : plaines rocailleuses, dunes de sable, wadis (cours d'eau asséchés) et quelques escarpements (comme Halfaya Pass et la ligne Mareth). Les rares ports — Tobrouk, Benghazi, Tripoli, Tunis — sont des objectifs stratégiques vitaux pour le ravitaillement. Le désert offre un terrain idéal pour la guerre de mouvement blindée, souvent comparée à la guerre navale : vastes espaces ouverts, manœuvres d'encerclement, importance capitale de la logistique (eau, carburant, munitions). Les températures extrêmes (50°C en été, gel nocturne en hiver), les tempêtes de sable aveuglantes et l'absence d'eau potable rendent les conditions de combat éprouvantes. La Via Balbia, unique route côtière de Libye, est l'artère vitale dont dépend tout mouvement d'ampleur.
Les forces de l'Axe en Afrique du Nord comprennent le célèbre Afrika Korps allemand (initialement deux divisions, dont la 15e Panzer et la 21e Panzer) commandé par le maréchal Erwin Rommel, le « Renard du désert », et les forces italiennes bien plus nombreuses mais inégalement équipées. L'Italie engage jusqu'à 16 divisions en Libye, mais leur équipement et leur moral sont souvent insuffisants — à l'exception notable de certaines unités d'élite comme les Bersaglieri et la division Ariete. Du côté allié, la 8e armée britannique (Desert Rats) est la force principale, renforcée par des divisions australiennes, néo-zélandaises, sud-africaines, indiennes et françaises libres (dont la célèbre défense de Bir Hakeim). Après le débarquement de novembre 1942 (opération Torch), les forces américaines entrent en jeu avec la 1st Armored Division et le IIe Corps sous Patton. La supériorité navale et aérienne alliée en Méditerranée est le facteur décisif : les convois de ravitaillement de l'Axe vers l'Afrique sont constamment attaqués, privant Rommel du carburant et des renforts nécessaires.
La campagne débute par l'offensive italienne contre l'Égypte en septembre 1940, rapidement repoussée par la contre-offensive du général O'Connor qui capture 130 000 Italiens en deux mois. Hitler envoie Rommel en février 1941 pour sauver son allié. Le Renard du désert lance une série d'offensives brillantes : il reprend la Cyrénaïque, assiège Tobrouk (qui résiste 241 jours), mais échoue devant la frontière égyptienne. Les batailles de chars se succèdent : Gazala (mai-juin 1942) est le chef-d'œuvre tactique de Rommel, qui s'empare enfin de Tobrouk et pousse jusqu'à El-Alamein, à 100 km d'Alexandrie. La première bataille d'El-Alamein (juillet 1942) stoppe l'avancée de l'Axe. La seconde bataille d'El-Alamein (octobre-novembre 1942), minutieusement planifiée par Montgomery, brise définitivement l'Afrika Korps : 30 000 prisonniers, 500 chars détruits. Rommel entame une retraite de 2 400 km jusqu'en Tunisie. Le débarquement allié en Afrique du Nord française (novembre 1942) prend l'Axe en tenaille. La campagne de Tunisie (novembre 1942-mai 1943) se conclut par la reddition de 250 000 soldats de l'Axe.
La seconde bataille d'El-Alamein (23 octobre - 11 novembre 1942) est le tournant indiscutable de la campagne nord-africaine. Montgomery, à la tête de la 8e armée renforcée (195 000 hommes, 1 029 chars, dont les nouveaux Sherman américains), lance une offensive méthodique contre les positions fortifiées de Rommel (104 000 hommes, 496 chars). L'opération Lightfoot débute par un barrage d'artillerie massif de 882 canons. Les sapeurs ouvrent des couloirs dans les champs de mines (les « jardins du diable ») pour les blindés. Après douze jours de combats acharnés, l'opération Supercharge perce les lignes de l'Axe. Rommel, à court de carburant et de munitions, ordonne la retraite contre l'ordre explicite d'Hitler de « vaincre ou mourir ». Churchill résume l'importance de la victoire : « Avant Alamein, nous n'avons jamais eu de victoire. Après Alamein, nous n'avons jamais eu de défaite. » Combinée au débarquement Torch deux semaines plus tard, El-Alamein marque la fin de la menace de l'Axe sur le canal de Suez et les champs pétrolifères du Moyen-Orient.
La campagne d'Afrique du Nord est la première grande victoire terrestre des Alliés occidentaux et un tremplin vers l'invasion de l'Europe. Elle élimine 950 000 soldats de l'Axe (tués, blessés, prisonniers) et ouvre la Méditerranée au trafic allié, économisant des millions de tonnes de carburant auparavant gaspillées dans le contournement de l'Afrique. Elle fournit un terrain d'entraînement irremplaçable pour les forces américaines inexpérimentées — la défaite de Kasserine (février 1943) enseigne des leçons dures mais précieuses qui profiteront en Normandie. Elle forge des commandants qui dirigeront la suite de la guerre : Eisenhower, Patton, Bradley et Montgomery perfectionnent leur art en Afrique avant les campagnes d'Italie et de France. Politiquement, elle permet de rallier l'Afrique du Nord française à la cause alliée et de résoudre la rivalité de Gaulle-Giraud. La campagne du désert reste célébrée pour son caractère relativement « propre » comparé au front de l'Est — bien que cette image soit partiellement mythifiée. Rommel, malgré son service sous le régime nazi, conserve une réputation de soldat honorable, un héritage controversé mais tenace.
Erwin Rommel, maréchal allemand commandant l'Afrika Korps en Afrique du Nord de 1941 à 1943, a été surnommé le « Renard du désert » pour ses tactiques de manœuvre agiles et surprenantes dans le désert libyen. Il remporta des victoires spectaculaires à Gazala (mai-juin 1942) et prit Tobrouk, poussant jusqu'à El-Alamein. Ses adversaires alliés, dont Churchill, lui rendirent hommage pour ses qualités tactiques.
La campagne d'Afrique du Nord se termine en mai 1943 par la capitulation de 250 000 soldats de l'Axe en Tunisie, soit la plus grande reddition de l'histoire allemande après Stalingrad. Au total, environ 950 000 soldats de l'Axe sont tués, blessés ou capturés. La victoire alliée ouvre la Méditerranée au trafic maritime et prépare le débarquement en Sicile de juillet 1943.
La seconde bataille d'El-Alamein, du 23 octobre au 11 novembre 1942, voit les 195 000 hommes de Montgomery écraser les 104 000 de Rommel avec 882 canons et 1 029 chars. Résultat : 30 000 prisonniers, 500 chars détruits, retraite allemande de 2 400 km. Churchill l'a résumé : « Avant Alamein, nous n'avons jamais eu de victoire. Après Alamein, nous n'avons jamais eu de défaite. »
Informations recoupées avec Wikipedia et des ouvrages historiques de référence.

Front de l'Est
Le front de l'Est est le théâtre d'opérations le plus vaste et le plus meurtrier de la Seconde Guerre mondiale. L'affrontement titanesque entre l'Allemagne nazie et l'Union soviétique cause plus de 30 millions de morts et décide de l'issue de la guerre en Europe.

Théâtre du Pacifique
Le théâtre du Pacifique oppose principalement les États-Unis au Japon impérial dans une guerre navale et amphibie s'étendant sur des milliers de kilomètres d'océan. De Pearl Harbor à Hiroshima, cette campagne féroce se conclut par l'utilisation des premières bombes atomiques de l'histoire.

Front de l'Ouest (1944-1945)
Le front de l'Ouest, ouvert par le débarquement en Normandie le 6 juin 1944, voit les forces alliées libérer la France, la Belgique et les Pays-Bas avant d'envahir l'Allemagne. De la percée d'Avranches à la traversée du Rhin, cette campagne de onze mois met fin au Troisième Reich par l'ouest.

Bataille de l'Atlantique
La Bataille de l'Atlantique est la plus longue campagne continue de la Seconde Guerre mondiale, opposant les U-Boote allemands aux convois alliés pendant six ans. Cette lutte pour le contrôle des routes maritimes détermine la capacité du Royaume-Uni à survivre et des Alliés à mener la guerre en Europe.