
Chef de la France libre depuis Londres dès juin 1940, Charles de Gaulle refuse la capitulation et incarne la résistance française. Par sa détermination et son habileté politique, il parvient à faire reconnaître la France comme puissance victorieuse à la fin de la guerre, préservant sa place parmi les grandes nations.
Né le 22 novembre 1890 à Lille dans une famille catholique patriote, Charles André Joseph Marie de Gaulle grandit dans un environnement où l'histoire de France et le service de la nation sont des valeurs centrales. Son père Henri, professeur de lettres et d'histoire, lui transmet l'amour de la France et le sens du devoir. Brillant élève, il entre à l'école militaire de Saint-Cyr en 1909 et en sort treizième de sa promotion en 1912. Affecté au 33e régiment d'infanterie commandé par le colonel Philippe Pétain, il participe à la Première Guerre mondiale dès août 1914. Blessé à trois reprises — à Dinant, en Champagne et à Verdun —, il est laissé pour mort et capturé par les Allemands à Verdun en mars 1916. Prisonnier pendant 32 mois, il tente cinq évasions sans succès. Cette expérience de captivité le marque profondément et renforce sa conviction que la France doit se doter d'une armée moderne et mobile. Après la guerre, il sert en Pologne puis poursuit une carrière d'officier et d'intellectuel militaire.
Dans l'entre-deux-guerres, de Gaulle se distingue comme penseur militaire visionnaire. Son ouvrage « Vers l'armée de métier » (1934) préconise la création de divisions blindées professionnelles et mobiles, anticipant la doctrine de la guerre mécanisée. Ses idées sont ignorées par l'état-major français, attaché à la défense statique de la ligne Maginot, mais ironiquement étudiées par les Allemands qui développeront la Blitzkrieg. Promu colonel en 1937, il est l'un des rares officiers français à obtenir des succès tactiques lors de la débâcle de mai-juin 1940, commandant la 4e division cuirassée de réserve à Montcornet et Abbeville. Ces exploits lui valent une promotion au grade de général de brigade à titre temporaire et une brève nomination comme sous-secrétaire d'État à la Guerre dans le gouvernement Paul Reynaud. Quand Pétain signe l'armistice le 22 juin 1940, de Gaulle refuse la défaite. Il s'envole pour Londres où, le 18 juin 1940, il lance son célèbre appel sur les ondes de la BBC, exhortant les Français à continuer le combat. Il fonde le mouvement de la France libre avec une poignée de volontaires.
Depuis Londres, de Gaulle construit patiemment la France libre en une force politique et militaire crédible. Condamné à mort par contumace par le régime de Vichy, il rallie progressivement les territoires de l'empire colonial français — l'Afrique équatoriale française, le Cameroun, le Tchad, puis l'Afrique du Nord après le débarquement allié de novembre 1942. Ses relations avec les Alliés anglo-saxons sont tumultueuses : Churchill le soutient mais Roosevelt le méprise, lui préférant le général Giraud. De Gaulle impose néanmoins son autorité par une détermination sans faille et une habileté politique remarquable. Il crée le Comité français de Libération nationale à Alger en 1943, qui devient le Gouvernement provisoire de la République française en 1944. Les Forces françaises libres combattent sur tous les fronts : à Bir Hakeim (1942), en Italie, lors du débarquement de Provence (août 1944). Le 25 août 1944, la 2e division blindée du général Leclerc libère Paris. De Gaulle descend les Champs-Élysées le lendemain, acclamé par une foule immense, rétablissant symboliquement la souveraineté française et écartant tout risque de gouvernement militaire allié (AMGOT) sur la France.
L'appel du 18 Juin est sans doute la décision la plus audacieuse de de Gaulle : général inconnu de 49 ans, sans troupes ni ressources, il défie depuis Londres un gouvernement légal et un maréchal vénéré. Ce pari fou s'avère visionnaire. Sa décision de maintenir l'indépendance de la France libre vis-à-vis des Anglo-Saxons, même au prix de conflits constants avec Roosevelt et Churchill, préserve la souveraineté française. À Alger, il écarte habilement le général Giraud, soutenu par les Américains, pour devenir le seul chef de la Résistance française. Sa gestion de la libération de Paris est un coup de maître politique : il obtient d'Eisenhower que ce soit une division française qui entre la première dans la capitale, et organise immédiatement le rétablissement de l'autorité républicaine, empêchant toute prise de pouvoir communiste. En tant que chef du gouvernement provisoire, il accorde le droit de vote aux femmes (1944), lance les nationalisations et crée la Sécurité sociale. Cependant, en désaccord avec les partis sur les institutions de la IVe République qu'il juge trop faibles, il démissionne en janvier 1946, convaincu que les Français le rappelleront — ce qui n'arrivera que douze ans plus tard, en 1958.
L'héritage de Charles de Gaulle dans la Seconde Guerre mondiale est avant tout celui de la sauvegarde de l'honneur et du rang de la France. Grâce à son obstination, la France obtient une zone d'occupation en Allemagne, un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU et une place à la table des vainqueurs — un résultat remarquable pour un pays défait en six semaines et occupé pendant quatre ans. Le mythe gaullien d'une France « résistante » masque la réalité plus complexe de la collaboration de Vichy, mais permet la réconciliation nationale et la reconstruction. Rappelé au pouvoir en 1958, de Gaulle fonde la Ve République, met fin à la guerre d'Algérie et bâtit une France indépendante dotée de l'arme nucléaire. Il décède le 9 novembre 1970 à Colombey-les-Deux-Églises. Considéré comme le plus grand Français du XXe siècle, il incarne la conviction qu'un homme seul, armé de sa volonté et de sa vision, peut changer le destin d'une nation. L'aéroport international de Paris, un porte-avions et d'innombrables rues et places portent son nom. Sa philosophie de souveraineté nationale et de grandeur française continue d'influencer la politique française.
Cet article s'appuie sur des ouvrages historiques, archives militaires et publications académiques reconnues.
Le 18 juin 1940, Charles de Gaulle, général de brigade de 49 ans réfugié à Londres, lança un appel sur les ondes de la BBC exhortant les Français à poursuivre le combat malgré l'armistice signé par le maréchal Pétain. Condamné à mort par contumace par le régime de Vichy, il fonda le mouvement de la France libre avec une poignée de volontaires. Cet acte, défiant un gouvernement légal depuis Londres sans troupes ni ressources, devint le fondement de la légitimité gaulliste et de la résistance française.
Franklin Roosevelt méprisait Charles de Gaulle et lui préférait le général Henri Giraud, plus docile. Roosevelt refusait de reconnaître la France libre comme représentante de la France et envisageait un gouvernement militaire allié (AMGOT) sur la France libérée. De Gaulle imposa son autorité en écartant habilement Giraud à Alger en 1943 et en organisant l'entrée triomphale de la 2e division blindée du général Leclerc dans Paris le 25 août 1944, rétablissant la souveraineté française avant toute occupation alliée.
Grâce à la ténacité de Charles de Gaulle, la France obtint une zone d'occupation en Allemagne, un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies et une place à la table des nations victorieuses — résultat remarquable pour un pays défait en six semaines en 1940 et occupé pendant quatre ans. La France fut ainsi reconnue comme puissance victorieuse, aux côtés des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de l'URSS, préservant son rang parmi les grandes nations.
Informations recoupées avec Wikipedia et des ouvrages historiques de référence.

Adolf Hitler
Dictateur de l'Allemagne nazie de 1933 à 1945, Adolf Hitler est le principal responsable du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale et de l'Holocauste. Son idéologie raciste et expansionniste a provoqué la mort de dizaines de millions de personnes à travers le monde.

Winston Churchill
Premier ministre du Royaume-Uni de 1940 à 1945, Winston Churchill incarne la résistance britannique face à l'Allemagne nazie. Ses discours galvanisants et son leadership inébranlable ont été déterminants pour maintenir le moral du peuple britannique durant les heures les plus sombres de la guerre.

Joseph Staline
Dirigeant de l'Union soviétique de 1924 à 1953, Joseph Staline transforme l'URSS en superpuissance industrielle et militaire. Son leadership durant la Grande Guerre patriotique est déterminant pour la défaite de l'Allemagne nazie, mais son régime totalitaire cause des millions de morts parmi son propre peuple.

Franklin D. Roosevelt
32e président des États-Unis, Franklin D. Roosevelt dirige le pays à travers la Grande Dépression et la majeure partie de la Seconde Guerre mondiale. Son programme de Prêt-Bail et sa diplomatie avec Churchill et Staline sont décisifs dans la victoire alliée, bien qu'il décède quelques semaines avant la capitulation allemande.