
Chiang Kai-shek fut le leader nationaliste chinois qui dirigea la République de Chine durant la Seconde Guerre mondiale. Généralissime des forces armées chinoises, il mena la résistance contre l'invasion japonaise de 1937 à 1945, maintenant la Chine dans le camp allié malgré des conditions militaires désespérées. Chef du Kuomintang et successeur politique de Sun Yat-sen, il combattit simultanément les Japonais et les communistes de Mao Zedong dans une guerre civile qui reprit après 1945. Sa résistance prolongée mobilisa des millions de soldats japonais en Chine, contribuant significativement à l'effort de guerre allié dans le Pacifique. Vaincu par les communistes en 1949, il se réfugia à Taïwan où il gouverna jusqu'à sa mort en 1975.
Chiang Kai-shek naît le 31 octobre 1887 à Xikou, un village de la province du Zhejiang, dans une famille de marchands de sel relativement prospère. Son père meurt quand il a neuf ans, et il est élevé par sa mère dans la tradition confucéenne, développant un sens aigu du devoir et de la discipline personnelle. Aspirant à une carrière militaire, il étudie d'abord à l'Académie militaire de Baoding en 1906, puis est envoyé au Japon en 1907 pour poursuivre sa formation militaire à l'Académie militaire préparatoire de Shinbu Gakko et à l'Académie militaire impériale japonaise. C'est au Japon qu'il découvre les idées révolutionnaires de Sun Yat-sen et rejoint la Tongmenghui, l'Alliance révolutionnaire. De retour en Chine, il participe à la Révolution de 1911 qui renverse la dynastie Qing et établit la République de Chine. Durant la décennie suivante, il sert sous divers seigneurs de guerre et dans les rangs du Kuomintang, se forgeant une réputation de commandant militaire compétent et d'homme politique ambitieux.
Après la mort de Sun Yat-sen en 1925, Chiang Kai-shek émerge comme le leader dominant du Kuomintang. Commandant de l'Académie militaire de Whampoa depuis 1924, il lance l'Expédition du Nord en 1926 pour réunifier la Chine sous l'autorité nationaliste. En 1927, il rompt brutalement avec les communistes lors du massacre de Shanghai, déclenchant la première phase de la guerre civile chinoise. Établissant sa capitale à Nanjing, il tente de moderniser la Chine tout en luttant contre les seigneurs de guerre régionaux, les communistes et la menace japonaise croissante. Le Japon envahit la Mandchourie en 1931 et établit l'État fantoche du Mandchoukouo, mais Chiang privilégie la lutte anticommuniste selon sa doctrine « d'abord la pacification intérieure, ensuite la résistance extérieure ». L'incident de Xi'an en décembre 1936, où il est kidnappé par le maréchal Zhang Xueliang, le force à former un front uni avec les communistes contre le Japon. Quand la guerre sino-japonaise éclate en juillet 1937, Chiang dirige la résistance nationale avec une détermination acharnée malgré des défaites initiales catastrophiques.
La guerre de résistance de la Chine contre le Japon fut l'un des conflits les plus longs et les plus coûteux de la Seconde Guerre mondiale. Après la chute de Nanjing en décembre 1937, accompagnée du massacre abominable de centaines de milliers de civils par l'armée japonaise, Chiang replie son gouvernement à Chongqing, dans l'intérieur montagneux de la Chine, d'où il poursuit la résistance. Malgré la perte des grandes villes côtières et de vastes territoires, il refuse de capituler, maintenant une armée de plusieurs millions de soldats qui immobilise la majorité des forces terrestres japonaises en Asie. Après Pearl Harbor en décembre 1941, la Chine rejoint officiellement les Alliés et Chiang est nommé commandant suprême du théâtre Chine-Birmanie-Inde. Les relations avec son chef d'état-major américain, le général Joseph Stilwell, sont cependant exécrables, Stilwell le surnommant dédaigneusement « Peanut ». La route de Birmanie, vitale pour l'approvisionnement, est coupée par les Japonais et le ravitaillement doit transiter par la périlleuse voie aérienne du Hump au-dessus de l'Himalaya. En 1944, l'offensive japonaise Ichi-Go inflige de lourdes défaites aux forces nationalistes.
Les décisions de Chiang Kai-shek durant la guerre reflètent les dilemmes impossibles d'un leader combattant sur plusieurs fronts avec des ressources limitées. Sa décision de résister au Japon plutôt que de capituler, malgré l'écrasante supériorité militaire japonaise, maintint la Chine dans la guerre et immobilisa plus d'un million de soldats japonais qui auraient pu être déployés ailleurs. Sa décision controversée d'ouvrir les digues du fleuve Jaune en juin 1938 pour ralentir l'avance japonaise provoqua une inondation catastrophique qui tua des centaines de milliers de civils chinois mais stoppa effectivement l'offensive ennemie. Son choix de préserver ses meilleures troupes pour la guerre civile anticipée contre les communistes plutôt que de les engager pleinement contre les Japonais aliéna ses conseillers américains et affaiblit l'effort de guerre. À la conférence du Caire en novembre 1943, il obtint de Roosevelt et Churchill la promesse de restituer la Mandchourie, Formose et les Pescadores à la Chine. Sa méfiance envers les communistes s'avéra justifiée quand la guerre civile reprit dès 1946, mais sa stratégie militaire rigide et la corruption endémique de son régime conduisirent à sa défaite finale en 1949.
Après la victoire sur le Japon en 1945, la guerre civile entre nationalistes et communistes reprend avec une intensité accrue. Malgré une aide américaine massive, les forces de Chiang sont défaites par l'Armée populaire de libération de Mao Zedong, et en décembre 1949, il se réfugie à Taïwan avec les restes de son gouvernement, de son armée et le trésor national chinois. À Taïwan, il établit un régime autoritaire sous la loi martiale tout en lançant une modernisation économique qui transformera l'île en un tigre asiatique. Il maintient la fiction que la République de Chine à Taïwan est le gouvernement légitime de toute la Chine, conservant le siège chinois au Conseil de sécurité des Nations Unies jusqu'en 1971. Il meurt le 5 avril 1975 à Taipei. Son héritage est profondément divisé : à Taïwan, il est à la fois vénéré comme le père du miracle économique et critiqué pour la Terreur blanche et la dictature. En Chine continentale, il est dépeint comme un tyran corrompu vaincu par la révolution populaire. Les historiens reconnaissent aujourd'hui que sa résistance prolongée contre le Japon fut une contribution majeure à la victoire alliée.
Chiang Kai-shek, généralissime de la République de Chine, maintint la résistance contre l'invasion japonaise de 1937 à 1945, malgré la perte des grandes villes côtières. Son armée de plusieurs millions de soldats immobilisa plus d'un million de combattants japonais en Chine, empêchant leur déploiement dans le Pacifique. Après Pearl Harbor, il fut nommé commandant suprême du théâtre Chine-Birmanie-Inde. À la conférence du Caire en novembre 1943, il obtint de Roosevelt et Churchill la promesse de restituer la Mandchourie et Formose à la Chine.
Le général Joseph Stilwell surnommait dédaigneusement Chiang Kai-shek « Peanut ». Il lui reprochait de préserver ses meilleures troupes pour la guerre civile anticipée contre les communistes de Mao Zedong plutôt que de les engager pleinement contre les Japonais. La route de Birmanie, vital axe d'approvisionnement, fut coupée par les Japonais, forçant un ravitaillement par la périlleuse voie aérienne du Hump au-dessus de l'Himalaya. En 1944, l'offensive japonaise Ichi-Go infligea de lourdes défaites aux forces nationalistes, aggravant la tension.
Malgré une aide américaine massive, les forces nationalistes de Chiang Kai-shek furent défaites par l'Armée populaire de libération de Mao Zedong. En décembre 1949, il se réfugia à Taïwan avec le gouvernement de la République de Chine, l'armée et le trésor national. À Taïwan, il instaura un régime autoritaire sous la loi martiale, tout en lançant une modernisation économique qui transformerait l'île en tigre asiatique. Il conserva le siège de la Chine au Conseil de sécurité de l'ONU jusqu'en 1971 et mourut le 5 avril 1975 à Taipei.
Informations recoupées avec Wikipedia et des ouvrages historiques de référence.

Adolf Hitler
Dictateur de l'Allemagne nazie de 1933 à 1945, Adolf Hitler est le principal responsable du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale et de l'Holocauste. Son idéologie raciste et expansionniste a provoqué la mort de dizaines de millions de personnes à travers le monde.

Winston Churchill
Premier ministre du Royaume-Uni de 1940 à 1945, Winston Churchill incarne la résistance britannique face à l'Allemagne nazie. Ses discours galvanisants et son leadership inébranlable ont été déterminants pour maintenir le moral du peuple britannique durant les heures les plus sombres de la guerre.

Joseph Staline
Dirigeant de l'Union soviétique de 1924 à 1953, Joseph Staline transforme l'URSS en superpuissance industrielle et militaire. Son leadership durant la Grande Guerre patriotique est déterminant pour la défaite de l'Allemagne nazie, mais son régime totalitaire cause des millions de morts parmi son propre peuple.

Franklin D. Roosevelt
32e président des États-Unis, Franklin D. Roosevelt dirige le pays à travers la Grande Dépression et la majeure partie de la Seconde Guerre mondiale. Son programme de Prêt-Bail et sa diplomatie avec Churchill et Staline sont décisifs dans la victoire alliée, bien qu'il décède quelques semaines avant la capitulation allemande.