
Attercopus
Attercopus fimbriunguis vécut durant le Dévonien moyen à supérieur (Givétien), il y a environ 380 millions d'années. Ce minuscule arachnide est considéré comme la plus ancienne créature productrice de soie connue et l'un des plus anciens arachnides terrestres. Longtemps classé comme la plus ancienne araignée (Araneae), il fut reclassé en 2008 dans un ordre éteint distinct (Uraraneida) après la découverte qu'il ne possédait pas de filières au sens strict. Attercopus témoigne des tout premiers pas de la vie arthropode sur la terre ferme, à une époque où les forêts de Archaeopteris commençaient à coloniser les continents.
Attercopus fimbriunguis mesurait environ 1 centimètre de longueur corporelle, un animal minuscule même pour un arachnide. Son corps était divisé en deux régions principales : le prosoma (céphalothorax) et l'opisthosoma (abdomen), comme chez les araignées modernes. Les pattes étaient relativement longues par rapport au corps. Des structures appelées spigots (robinets à soie) étaient présentes sur la face ventrale de l'abdomen, mais disposées différemment des filières des vraies araignées. Le corps portait des griffes frangées aux extrémités des pattes, d'où le nom d'espèce fimbriunguis (griffes frangées).
Attercopus était un prédateur qui chassait de petits arthropodes et des invertébrés terrestres du Dévonien. Comme les arachnides modernes, il possédait probablement des chélicères (crochets) pour saisir et neutraliser ses proies. Sa soie ne servait probablement pas à tisser des toiles de capture comme les araignées modernes, mais plutôt à tapisser son terrier, à créer des fils de guidage ou à protéger ses œufs. Sa petite taille le limitait à des proies minuscules : collembolles, acariens, petits myriapodes et autres micro-arthropodes de la litière forestière dévonienne.
Attercopus habitait les premiers écosystèmes forestiers terrestres du Dévonien dans ce qui est aujourd'hui l'État de New York (Gilboa, comté de Schoharie). Le site de Gilboa est célèbre pour contenir les restes de l'une des plus anciennes forêts connues au monde — une forêt de Archaeopteris et d'autres plantes primitives. Attercopus vivait dans la litière forestière, parmi les débris végétaux en décomposition qui constituaient les premiers sols forestiers. Cet environnement humide et ombragé était idéal pour un petit arachnide terrestre nécessitant protection contre la dessiccation.
L'anatomie d'Attercopus est connue par des fragments fossiles comprenant des griffes, des spigots (organes producteurs de soie) et des pièces abdominales. La caractéristique la plus importante est la présence de spigots producteurs de soie sur la face ventrale de l'abdomen — mais disposés sur des plaques ventrales plutôt que sur des filières articulées. Cette distinction cruciale, identifiée en 2008 par Selden, Shear et Sutton, a conduit à retirer Attercopus des Araneae et à le placer dans l'ordre éteint Uraraneida. Les griffes frangées aux extrémités des pattes étaient peut-être adaptées pour s'accrocher aux surfaces végétales. L'ensemble suggère un arachnide producteur de soie basal, prédécesseur mais non ancêtre direct des araignées.
Attercopus produisait de la soie mais ne tissait probablement pas de toiles de capture. Sa soie servait vraisemblablement à tapisser un terrier ou un abri dans la litière forestière, à créer des fils de guidage pour retrouver son chemin (comme les araignées-loups modernes), et possiblement à protéger les cocons d'œufs. Ce comportement de production de soie sans toile de capture est considéré comme l'état ancestral chez les arachnides producteurs de soie — les toiles orbiculaires élaborées des araignées modernes sont une innovation beaucoup plus tardive. Attercopus était probablement nocturne et solitaire, chassant activement dans la litière humide.
Attercopus fimbriunguis fut décrit en 1991 par Shear, Selden et Rolfe à partir de fossiles trouvés dans les sédiments dévoniens de Gilboa, dans l'État de New York (formation de Panther Mountain, Givétien). Le nom Attercopus dérive de « attercop », un ancien mot vieil-anglais pour araignée (de l'anglo-saxon ator = poison, coppe = tête). En 2008, une réanalyse par Selden, Shear et Sutton utilisant la tomographie à synchrotron révéla que les organes de soie n'étaient pas des filières au sens strict mais des spigots sur plaques ventrales, menant à la création du nouvel ordre Uraraneida. Cette reclassification est un exemple classique de l'importance des nouvelles technologies en paléontologie.
| Période | Dévonien moyen-supérieur / Middle-Late Devonian |
| Ère | Paléozoïque / Paleozoic |
| Âge | ~380 Ma |
| Localisation | États-Unis (Gilboa, New York) / USA (Gilboa, New York) |
| Longueur | ~1 cm |
| Hauteur | ~0.5 cm |
| Poids | <0.5 g |
| Régime | Carnivore / Insectivore |
| Découverte | 1991 |
Pendant 17 ans après sa description en 1991 par Shear, Selden et Rolfe, Attercopus fimbriunguis était classé comme la plus ancienne araignée connue. En 2008, une réanalyse par Selden, Shear et Sutton utilisant la tomographie à synchrotron révéla que ses organes de soie n'étaient pas de vraies filières articulées mais des spigots sur plaques ventrales. Cela a conduit à la création du nouvel ordre éteint Uraraneida — il n'est donc pas une araignée au sens strict.
Attercopus fimbriunguis produisait de la soie mais ne tissait probablement pas de toiles de capture comme les araignées modernes — les toiles orbiculaires élaborées sont une innovation beaucoup plus tardive. Sa soie servait vraisemblablement à tapisser un terrier dans la litière forestière dévonienne de Gilboa (New York), à créer des fils de guidage, ou à protéger ses cocons d'œufs. Ce comportement est considéré comme l'état ancestral chez les arachnides producteurs de soie.
Gilboa, dans l'État de New York, est célèbre pour abriter les restes de l'une des plus anciennes forêts connues au monde — une forêt de Archaeopteris et de plantes primitives datant du Dévonien moyen (~380 Ma). C'est dans ces sédiments de la Formation de Panther Mountain (Givétien) qu'Attercopus fimbriunguis fut découvert, témoignant des tout premiers pas des arthropodes terrestres dans ces environnements forestiers naissants.

Reconstitution d'Attercopus fimbriunguis
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