
L'opération Valkyrie désigne la tentative d'assassinat d'Adolf Hitler le 20 juillet 1944 par le colonel Claus von Stauffenberg et un groupe de résistants militaires allemands. L'échec du complot entraîna une répression sanglante qui élimina les derniers opposants au régime nazi au sein de la Wehrmacht.
Dès 1938, des officiers allemands opposés au nazisme commencent à envisager un coup d'État contre Hitler. Le général Ludwig Beck, ancien chef d'état-major, et l'amiral Wilhelm Canaris, chef de l'Abwehr, sont parmi les premiers conspirateurs. Plusieurs tentatives d'assassinat échouent avant 1944, dont l'attentat manqué du 13 mars 1943 quand une bombe placée dans l'avion d'Hitler ne se déclenche pas à cause du froid. En 1944, la situation militaire allemande est désespérée : le débarquement de Normandie réussit le 6 juin, l'offensive soviétique Bagration détruit le groupe d'armées Centre, et la défaite est inévitable. Le colonel Claus Schenk von Stauffenberg, aristocrate bavarois grièvement blessé en Tunisie (il a perdu un œil, sa main droite et deux doigts de la main gauche), prend la tête de la conspiration. Le plan consiste à assassiner Hitler, puis à utiliser le plan Valkyrie — un plan de contingence existant pour mobiliser l'armée de réserve en cas de troubles internes — pour prendre le contrôle de Berlin et négocier une paix séparée avec les Alliés occidentaux.
La planification du complot du 20 juillet implique des dizaines d'officiers de haut rang répartis dans toute la Wehrmacht. Le général Friedrich Olbricht, chef du Bureau général de l'armée, et le colonel Mertz von Quirnheim modifient secrètement le plan Valkyrie pour qu'il serve de couverture au coup d'État. Le général Erich Fellgiebel, chef des transmissions de la Wehrmacht, doit couper les communications de la Wolfsschanze (le Repaire du Loup, quartier général d'Hitler en Prusse-Orientale) immédiatement après l'explosion. À Berlin, le général Erich Hoepner doit prendre le commandement de l'armée de réserve, tandis que le maréchal Erwin von Witzleben est désigné comme futur commandant en chef de la Wehrmacht. Stauffenberg, en tant qu'adjoint du commandant de l'armée de réserve, a un accès régulier aux conférences militaires d'Hitler, ce qui en fait l'homme idéal pour placer la bombe. Le dispositif explosif est un paquet de plastic britannique avec un détonateur chimique silencieux. Stauffenberg a pratiqué l'armement de la bombe avec ses trois doigts restants, un geste qui doit être exécuté en quelques minutes dans les toilettes du quartier général avant la conférence.
Le 20 juillet 1944, Stauffenberg arrive à la Wolfsschanze pour une conférence militaire. Il s'excuse pour se rendre aux toilettes où il arme l'une des deux charges explosives préparées. Interrompu par un assistant, il n'a le temps d'armer qu'une seule des deux charges, réduisant de moitié la puissance de l'explosion. Il place le porte-documents contenant la bombe sous la table de conférence, près d'Hitler, puis s'excuse et quitte le bâtiment. À 12h42, la bombe explose, soufflant le baraquement en bois. Stauffenberg, voyant l'explosion et les débris projetés, est convaincu qu'Hitler est mort. Il franchit les trois postes de contrôle de la Wolfsschanze grâce à son sang-froid et s'envole vers Berlin pour activer le plan Valkyrie. Mais Hitler survit, protégé par le lourd pied en chêne de la table de conférence et par le fait que le colonel Brandt avait déplacé le porte-documents plus loin d'Hitler. Quatre officiers sont tués et plusieurs autres grièvement blessés, mais Hitler n'a que des blessures superficielles : tympans percés, bras contusionné et pantalon déchiqueté.
L'échec de l'attentat déclenche une répression d'une brutalité sans précédent. À Berlin, le coup d'État avorte quand la survie d'Hitler est confirmée. Stauffenberg, Olbricht, Mertz von Quirnheim et le lieutenant von Haeften sont arrêtés et fusillés dans la cour du Bendlerblock la nuit même. Hitler ordonne une chasse aux conspirateurs qui s'étend bien au-delà du cercle des conjurés. La Gestapo arrête environ 7 000 personnes. Le Volksgerichtshof (tribunal du peuple), présidé par le fanatique Roland Freisler, condamne les accusés dans des procès-spectacles humiliants. Les condamnés sont exécutés par pendaison avec du fil de piano, une mort lente et atroce filmée sur ordre d'Hitler. Parmi les victimes les plus célèbres figurent le maréchal Erwin von Witzleben, le général Erich Hoepner et l'amiral Canaris. Le maréchal Rommel, soupçonné de sympathie avec les conspirateurs, est contraint au suicide le 14 octobre 1944. Au total, environ 200 personnes sont exécutées et de nombreuses familles sont arrêtées sous le principe de la Sippenhaft (responsabilité collective familiale).
L'opération Valkyrie et le complot du 20 juillet 1944 occupent une place centrale dans la mémoire allemande d'après-guerre. Longtemps considérés comme des traîtres par une partie de la population allemande d'après-guerre, les conspirateurs ont été progressivement rehabilités et sont aujourd'hui honorés comme des héros de la résistance allemande au nazisme. Le Bendlerblock à Berlin, lieu de l'exécution de Stauffenberg, est devenu le Mémorial de la Résistance allemande (Gedenkstätte Deutscher Widerstand). Chaque 20 juillet, des cérémonies officielles commémorent les victimes du complot, avec la participation du président fédéral et de la Bundeswehr, dont l'une des casernes principales porte le nom de Stauffenberg. Le complot a inspiré de nombreuses œuvres culturelles, dont le film Valkyrie (2008) avec Tom Cruise dans le rôle de Stauffenberg. Sur le plan historique, l'échec du complot eut des conséquences tragiques : la guerre se prolongea neuf mois supplémentaires, causant des millions de morts additionnels, et Hitler, devenu encore plus paranoïaque, interféra de manière encore plus destructrice dans les opérations militaires, accélérant l'effondrement final de l'Allemagne.
Le colonel Claus Schenk von Stauffenberg est un aristocrate bavarois grièvement blessé en Tunisie (il a perdu un œil, sa main droite et deux doigts de la gauche). Chef de la conspiration, il place un porte-documents piégé au plastic britannique sous la table de conférence de la Wolfsschanze (Prusse-Orientale) le 20 juillet 1944. La bombe explose à 12h42, tuant quatre officiers. Hitler survit, protégé par le lourd pied en chêne de la table.
Hitler survit pour plusieurs raisons : Stauffenberg, interrompu dans les toilettes, n'a le temps d'armer qu'une seule des deux charges explosives prévues, réduisant de moitié la puissance de l'explosion. Le colonel Brandt déplace ensuite le porte-documents plus loin d'Hitler. Le baraquement en bois de la Wolfsschanze, contrairement à un bunker en béton, laisse l'explosion se disperser. Hitler n'a que les tympans percés, un bras contusionné et le pantalon déchiqueté.
L'échec déclenche une répression sans précédent : la Gestapo arrête environ 7 000 personnes. Le Volksgerichtshof du juge Freisler condamne les accusés dans des procès-spectacles. Les condamnés sont pendus avec du fil de piano sur ordre d'Hitler. Environ 200 personnes sont exécutées, dont les maréchaux von Witzleben et Rommel (suicide forcé le 14 octobre 1944). Stauffenberg et ses co-conspirateurs Olbricht, Mertz et von Haeften sont fusillés la nuit même au Bendlerblock à Berlin.
Informations recoupées avec Wikipedia et des ouvrages historiques de référence.

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