
La France vécut l'une des expériences les plus complexes et douloureuses de la Seconde Guerre mondiale : défaite écrasante en 1940, occupation allemande, régime collaborationniste de Vichy, mais aussi résistance intérieure héroïque et participation aux combats de la Libération aux côtés des Alliés.
La France entre en guerre le 3 septembre 1939 en déclarant la guerre à l'Allemagne après l'invasion de la Pologne, conformément à ses engagements d'alliance. L'armée française est alors considérée comme la plus puissante d'Europe, avec 5 millions d'hommes mobilisables, la ligne Maginot réputée imprenable, et un arsenal de 3 000 chars. Pourtant, la France souffre de faiblesses profondes : une doctrine militaire figée dans les leçons de 1918 privilégiant la défense statique, un commandement vieillissant sous le maréchal Gamelin, et une société profondément divisée entre gauche et droite. La drôle de guerre (septembre 1939 - mai 1940) voit les armées française et britannique rester inactives derrière la ligne Maginot pendant huit mois, tandis que l'Allemagne conquiert la Pologne puis le Danemark et la Norvège. Cette inaction sape le moral des troupes et de la population. Le 10 mai 1940, l'Allemagne lance son offensive à l'Ouest, et en six semaines, la France, supposée invincible, s'effondre dans la plus grande catastrophe militaire de son histoire.
L'effondrement de la France en mai-juin 1940 constitue un traumatisme national sans précédent. Les Panzer-Divisionen percent à Sedan le 13 mai, contournant la ligne Maginot par les Ardennes jugées infranchissables. La percée coupe les armées alliées en deux, piégeant les forces franco-britanniques dans une poche autour de Dunkerque. Après l'évacuation de 340 000 soldats vers l'Angleterre, les Allemands reprennent leur avancée le 5 juin. Paris est déclarée ville ouverte et occupée le 14 juin. Le gouvernement fuit vers Bordeaux. Le maréchal Philippe Pétain, héros de Verdun âgé de 84 ans, est nommé président du Conseil le 16 juin et demande l'armistice, signé le 22 juin 1940 dans le même wagon de Compiègne où l'armistice de 1918 avait été signé. La France est divisée en zone occupée au nord et une zone dite libre au sud, administrée par le régime de Vichy sous l'autorité de Pétain. La collaboration d'État avec l'Allemagne nazie, officialisée lors de la rencontre de Montoire entre Pétain et Hitler le 24 octobre 1940, entache durablement l'honneur national. Le régime de Vichy participe activement à la persécution des Juifs, culminant avec la rafle du Vél d'Hiv le 16 juillet 1942 où 13 000 Juifs parisiens sont arrêtés par la police française.
Face à l'occupation et à la collaboration, la résistance française s'organise progressivement. Dès le 18 juin 1940, le général Charles de Gaulle lance depuis Londres son appel à la résistance sur les ondes de la BBC, fondant les Forces françaises libres (FFL). Les FFL combattent aux côtés des Alliés sur tous les fronts : en Afrique (Bir Hakeim, 1942), en Italie (Monte Cassino, Garigliano), puis en France avec la 2e division blindée du général Leclerc et la 1re armée du général de Lattre de Tassigny. À l'intérieur, la Résistance s'organise en réseaux et mouvements : Combat, Libération, Franc-Tireur au sud ; Ceux de la Résistance, Défense de la France au nord. Jean Moulin, envoyé par de Gaulle, unifie ces mouvements au sein du Conseil national de la Résistance (CNR) en mai 1943 avant d'être arrêté et tué par la Gestapo de Klaus Barbie. Les maquis, notamment dans le Vercors, les Glières et le Massif central, mènent une guérilla contre l'occupant. Les Forces françaises de l'intérieur (FFI) comptent environ 400 000 combattants au moment de la Libération.
La libération de la France commence avec le débarquement de Normandie le 6 juin 1944 et le débarquement de Provence le 15 août 1944. Paris est libéré le 25 août 1944 par la 2e DB de Leclerc et l'insurrection parisienne des FFI. De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26 août dans un moment d'émotion nationale intense. L'épuration qui suit la Libération est à la fois légale et sauvage : environ 10 000 personnes sont tuées dans l'épuration extrajudiciaire, des milliers de femmes sont tondues pour collaboration horizontale, et les tribunaux officiels prononcent environ 7 000 condamnations à mort (dont moins de 800 sont exécutées). Pétain est condamné à mort mais sa peine est commuée en détention à vie par de Gaulle. Pierre Laval est fusillé. Le bilan humain de la guerre pour la France est lourd : environ 567 000 morts dont 350 000 civils, 76 000 Juifs déportés dont seulement 2 500 survivants, des villes entièrement détruites comme Saint-Lô, Caen et Le Havre.
La Seconde Guerre mondiale a profondément façonné l'identité nationale française contemporaine. Le gaullisme, idéologie fondée sur l'indépendance nationale et le refus de la soumission, est né de cette expérience. De Gaulle forge le mythe résistancialiste — l'idée que la France entière avait résisté, minimisant la collaboration — qui structure la mémoire nationale jusqu'aux années 1970. Le film Le Chagrin et la Pitié (1971) de Marcel Ophüls et les travaux de l'historien Robert Paxton (La France de Vichy, 1972) brisent ce mythe en révélant l'ampleur de la collaboration. En 1995, le président Jacques Chirac reconnaît pour la première fois la responsabilité de l'État français dans la déportation des Juifs. Le programme du CNR de mars 1944, qui prévoyait la Sécurité sociale, les nationalisations et le droit de vote des femmes, est mis en œuvre après la Libération et constitue le socle du modèle social français actuel. La réconciliation franco-allemande, initiée par de Gaulle et Adenauer avec le traité de l'Élysée en 1963, est l'une des conséquences les plus positives et durables de ce conflit dévastateur.
L'armée française disposait de 5 millions de soldats mobilisables et 3 000 chars en mai 1940, mais souffrait d'une doctrine figée dans les leçons de 1918 favorisant la défense statique. La percée allemande à Sedan le 13 mai 1940, à travers les Ardennes jugées infranchissables, a contourné la ligne Maginot et coupé les armées alliées en Belgique. Paris a été occupée le 14 juin. Le maréchal Philippe Pétain a signé l'armistice le 22 juin dans le même wagon de Compiègne qu'en 1918.
Le régime de Vichy a participé activement à la persécution des Juifs. Le point culminant a été la rafle du Vél d'Hiv le 16 juillet 1942, organisée par la police française : 13 000 Juifs parisiens ont été arrêtés. Au total, 76 000 Juifs ont été déportés depuis la France, dont seulement 2 500 ont survécu. En 1995, le président Jacques Chirac a reconnu pour la première fois la responsabilité de l'État français dans ces déportations, brisant le mythe résistancialiste forgé par de Gaulle.
Les Forces françaises de l'intérieur (FFI) comptaient environ 400 000 combattants au moment de la Libération en 1944. La Résistance intérieure s'était organisée en réseaux comme Combat, Libération, Franc-Tireur au sud, et Ceux de la Résistance au nord. Jean Moulin, envoyé par de Gaulle, avait unifié ces mouvements au sein du Conseil national de la Résistance en mai 1943, avant d'être arrêté et tué par la Gestapo de Klaus Barbie.
Informations recoupées avec Wikipedia et des ouvrages historiques de référence.

Allemagne nazie
Le Troisième Reich, dirigé par Adolf Hitler de 1933 à 1945, a plongé le monde dans la Seconde Guerre mondiale et perpétré l'Holocauste, causant des dizaines de millions de morts avant sa capitulation inconditionnelle en mai 1945.

Union soviétique
L'Union des républiques socialistes soviétiques, dirigée par Joseph Staline durant la Seconde Guerre mondiale, joua un rôle déterminant dans la défaite de l'Allemagne nazie au prix de 27 millions de morts, les pertes les plus lourdes de tout le conflit.

États-Unis
Les États-Unis d'Amérique, entrés en guerre après l'attaque de Pearl Harbor le 7 décembre 1941, devinrent l'arsenal de la démocratie et la puissance industrielle et militaire décisive qui contribua à la victoire des Alliés sur les deux théâtres d'opérations.

Royaume-Uni
Le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, dirigé par Winston Churchill à partir de mai 1940, fut la seule grande puissance européenne à combattre l'Allemagne nazie sans interruption de septembre 1939 à mai 1945, incarnant la résistance face à la tyrannie.