
La bataille de la mer de Corail fut la première bataille navale de l'histoire où les navires ennemis ne se virent jamais directement. Livrée exclusivement par l'aviation embarquée, elle stoppa l'avancée japonaise vers l'Australie et marqua un tournant dans la guerre du Pacifique.
Au début de 1942, le Japon impérial poursuit son expansion fulgurante dans le Pacifique. Après la chute de Singapour, des Indes orientales néerlandaises et de la Birmanie, les stratèges japonais planifient l'opération MO visant à capturer Port Moresby en Nouvelle-Guinée et Tulagi dans les îles Salomon. La prise de Port Moresby aurait donné au Japon le contrôle aérien du détroit de Torres et menacé directement l'Australie, le principal allié des États-Unis dans le Pacifique Sud. Les Américains, grâce au déchiffrement du code naval japonais JN-25 par les cryptanalystes de la station HYPO à Hawaï, sont informés des plans japonais. L'amiral Chester Nimitz, commandant de la flotte du Pacifique, envoie les porte-avions USS Lexington et USS Yorktown sous le commandement de l'amiral Frank Jack Fletcher pour intercepter la force d'invasion japonaise. C'est la première fois que deux flottes de porte-avions s'affrontent dans l'histoire navale, inaugurant une nouvelle ère de la guerre maritime où la puissance aérienne remplace le canon naval comme arme décisive.
La bataille commence le 4 mai 1942 quand les avions du Yorktown attaquent les forces japonaises débarquant à Tulagi, coulant un destroyer et endommageant plusieurs navires. Les jours suivants voient les deux flottes se chercher mutuellement dans la vaste mer de Corail. Le 7 mai, les Américains localisent et coulent le porte-avions léger Shoho en seulement dix minutes, un exploit fulgurant. Ce même jour, les Japonais coulent par erreur le pétrolier USS Neosho et le destroyer USS Sims, les ayant confondus avec un porte-avions. Le 8 mai, les deux flottes principales s'affrontent enfin. Les avions japonais des porte-avions Shokaku et Zuikaku frappent l'USS Lexington avec deux torpilles et plusieurs bombes. Malgré les efforts de l'équipage pour sauver le navire, des vapeurs d'essence provoquent des explosions internes catastrophiques et le Lexington doit être abandonné puis sabordé. Le Yorktown est également touché par une bombe. En retour, les avions américains endommagent gravement le Shokaku qui doit se retirer. Les pertes aériennes japonaises sont si lourdes que le Zuikaku n'a plus assez d'avions pour opérer efficacement.
Du côté allié, la Task Force 17 comprenait les porte-avions USS Yorktown et USS Lexington, huit croiseurs lourds (dont les australiens HMAS Australia et HMAS Hobart), et onze destroyers. Les deux porte-avions embarquaient un total de 128 avions : chasseurs F4F Wildcat, bombardiers en piqué SBD Dauntless et bombardiers-torpilleurs TBD Devastator. L'amiral Fletcher commandait l'ensemble de la force, tandis que le contre-amiral Aubrey Fitch dirigeait les opérations aériennes. Du côté japonais, la force d'attaque du vice-amiral Takagi alignait les porte-avions de flotte Shokaku et Zuikaku (vétérans de Pearl Harbor), le porte-avions léger Shoho, et une force d'invasion comprenant des transports de troupes escortés par des croiseurs et destroyers. Les porte-avions japonais embarquaient 127 avions : chasseurs A6M Zero, bombardiers en piqué Aichi D3A Val et torpilleurs Nakajima B5N Kate. La qualité des pilotes japonais était encore supérieure à cette étape de la guerre, mais l'avantage du renseignement américain via le déchiffrement de JN-25 compensait largement cette différence.
Sur le plan tactique, la bataille de la mer de Corail est une victoire japonaise : les Américains perdent un porte-avions de flotte (le Lexington), un destroyer et un pétrolier, contre un porte-avions léger (le Shoho) côté japonais. Cependant, stratégiquement, la bataille est une victoire alliée décisive. L'opération MO est annulée : les Japonais renoncent à l'invasion maritime de Port Moresby, sauvant l'Australie d'une menace directe. Plus important encore, les dommages infligés au Shokaku et les pertes d'aviateurs du Zuikaku empêchent ces deux porte-avions vétérans de participer à la bataille de Midway un mois plus tard, privant l'amiral Yamamoto de ses meilleurs navires et équipages au moment critique. Si les six porte-avions japonais avaient été réunis à Midway au lieu de quatre, l'issue de cette bataille pivotale aurait pu être radicalement différente. La bataille de la mer de Corail démontra également que l'ère des cuirassés était révolue : désormais, les batailles navales se livreraient par l'intermédiaire de l'aviation embarquée, les navires ne se voyant jamais directement.
La bataille de la mer de Corail occupe une place particulière dans l'histoire navale et dans la mémoire australienne. Pour l'Australie, cette bataille est perçue comme le moment où la menace d'invasion japonaise fut écartée, et le Coral Sea Remembrance Day est commémoré chaque année. Sur le plan de l'histoire militaire, elle marque la première bataille navale entièrement aéronavale, un changement de paradigme fondamental qui relègue les cuirassés au rang de navires de soutien. Les leçons tactiques tirées par les deux camps influencèrent directement la bataille de Midway : les Américains améliorèrent leur coordination entre chasseurs et bombardiers, tandis que les Japonais perdirent des pilotes irremplaçables dans un conflit d'attrition qu'ils ne pouvaient pas se permettre. L'épave du USS Lexington fut découverte en 2018 par l'équipe de Paul Allen à 3 000 mètres de profondeur, avec ses avions encore intacts sur le fond marin. Cette découverte raviva l'intérêt pour cette bataille souvent éclipsée par Midway dans la mémoire populaire américaine. La bataille reste un exemple classique de l'importance du renseignement dans la guerre moderne.
La bataille de la mer de Corail (4-8 mai 1942) fut la première dans l'histoire où les navires adverses ne se virent jamais directement : tous les combats furent menés exclusivement par l'aviation embarquée. Les porte-avions USS Yorktown et USS Lexington affrontent les porte-avions japonais Shokaku et Zuikaku sans que les flottes de surface ne s'engagent jamais. Cette bataille inaugure une nouvelle ère de la guerre navale.
Tactiquement, le Japon remporte la bataille : les Américains perdent le porte-avions USS Lexington, un destroyer et un pétrolier, contre un seul porte-avions léger japonais, le Shoho, coulé en dix minutes le 7 mai 1942. Mais stratégiquement, les Alliés gagnent : l'invasion maritime de Port Moresby est annulée, sauvant l'Australie. Le Shokaku endommagé et les pertes d'aviateurs du Zuikaku empêchent ces deux porte-avions de participer à la bataille de Midway un mois plus tard.
Les cryptanalystes américains de la station HYPO à Hawaï avaient déchiffré le code naval japonais JN-25, révélant l'opération MO visant à capturer Port Moresby en Nouvelle-Guinée et Tulagi dans les îles Salomon. L'amiral Chester Nimitz, commandant de la flotte du Pacifique, put ainsi envoyer l'amiral Frank Jack Fletcher avec les porte-avions Lexington et Yorktown intercepter la force d'invasion. L'avantage du renseignement compensa la qualité supérieure des pilotes japonais.
Informations recoupées avec Wikipedia et des ouvrages historiques de référence.

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